Rencontre internationale pour la paix et la solution politique au conflit colombien
Message d’ouverture Pierre Zwahlen, Parti socialiste vaudois
Député président de la commission de solidarité internationale
Mesdames, Messieurs,
Cher-e-s ressortissantes et ressortissants colombiens, Ă vous tous ami-e-s de la Colombie,
Permettez-moi d’abord de féliciter les organisatrices et organisateurs pour l’initiative de cette encontre pour la paix et une solution politique en Colombie, au nom des socialistes vaudois.
Cette rencontre, vous la convoquez à un moment important de l’histoire de votre pays. Les derniers mois ont connu des appels au dialogue, à la recherche de la paix comme rarement auparavant. Tant du gouvernement que des principaux milieux insurgés. L’un des plus vieux conflits du monde trouvera-t-il une issue enfin, après bientôt 60 ans de combats, de massacres, de cruautés immondes ?
Beaucoup d’entre vous, représentant-e-s de la diaspora colombienne, désirez contribuer aux solutions de demain, approfondir les voies possibles de tractations très difficiles, inspirer l’espoir, nourri peut-être de votre expérience personnelle des Etats où vous résidez. Vous savez mieux que personne combien l’immense majorité, vos proches restés au pays, veulent en finir avec la guerre.
Mais comment faire, quand tant de haine s’est accumulée durant des décennies de tous côtés ? Comment s’y prendre, quand les familles portent presque chacune les deuils, les blessures physiques - et plus encore mentales - des violences exacerbées ? Par quoi commencer, quand les méfiances mutuelles sont si fortes, imprégnées des mensonges et des trahisons passées ?
Vous osez le mot dialogue - bravo - quand chaque partie au conflit n’a jamais vraiment écouté l’autre, pour préserver ses intérêts stratégiques, idéologiques ou criminels. Oui, il faudra rappeler souvent que le vrai début de solution, c’est l’écoute de l’adversaire, la reconnaissance de ses douleurs immenses, la considération des victimes, la compréhension des revendications de l’ennemi. Négocier la paix, toutes les parties y perdront quelque chose : des territoires où l’on régnait en maîtres, des positions hiérarchiques, des ressources commerciales, etc. Le gouvernement comme les insurgés devront céder des conquêtes, des dominations. Ils devront abandonner des prérogatives, pour viser la paix et la justice sociale auxquelles aspirent les gens.
J’étais en Colombie il y a deux ans, dans le Cauca et le Bolivar. J’ai entendu de nombreuses personnes, qui entendaient à raison défendre leurs droits, face à tant d’exactions. Trop court, mon séjour ne m’autorise pas à juger. Tout au plus à dire la beauté du pays, la détermination et le courage de ses habitants, la magnifique diversité des populations : indiennes des Andes, afro-colombiennes, blanches ou métissées.
La paix ne saurait être laissée aux seuls négociateurs. Elle est déjà portée par d’importants secteurs de la société civile : des organisations autochtones, paysannes, syndicales, des ONG de coopération ou d’Eglises, des groupes de femmes, pour les droits humains, etc. Leur réseau, leur mobilisation influenceront largement un futur accord et la solidité de la paix conclue.
La paix ne se complote pas. Ceux qui négocient doivent se savoir sous surveillance de la société civile. Il s’agit de répondre au besoin de tranquillité et de justice du peuple colombien.
Très modestement, permettez d’évoquer quelques pistes, avec la candeur que peut avoir le citoyen que je suis, de ce côté de l’Atlantique. Vous aurez le temps d’en débattre, de compléter, de nuancer.
Tous les camps comptent des narcotrafiquants. A la différence des leaders qui ont dit chercher le dialogue, les narcotrafiquants ou les bandes criminelles émergentes (bacrim) doivent être poursuivis encore et encore. Il faut terrasser ces mafias, de quel bord qu’elles soient à l’origine.
Les solutions politiques passent par la reddition de toutes les armes, sous contrôle mixte (insurgés, autorités, société civile). Ex-soldats et anciens guerriers bénéficieront de programmes de formations, de réintégration sociale et professionnelle, tenant compte des erreurs commises antérieurement. Le retour des personnes déplacées par les conflits doit être favorisé, en soutenant la reconstruction des infrastructures communautaires. Les autochtones, les ethnies diverses disposeront de la reconnaissance et de l’égalité des droits. Une réforme agraire redistribuera aux paysans petits et moyens les terres de subsistance nécessaires. Le patriotisme colombien s’épanouira par les droits humains et la justice sociale.
C’est sans doute une vision qui doit nous porter. Mais prenons aussi garde aux surenchères. N’accumulons pas les conditions initiales, avant de commencer à parler avec l’adversaire. Ne rendons pas la négociation impossible, avant de l’avoir ouverte. Ecoute, patience au préalable, nous l’avons dit. Pire encore : être capable de se mettre à la place de l’ennemi, de saisir sa perception des réalités, pour pouvoir concéder ensuite.
Avant de terminer, un mot de la Suisse. Il y a des liens forts entre nos deux pays. Entreprises, ONG helvétiques, Comité international de la Croix-rouge s’activent en Colombie. Des exilés ou expatriés colombiens ont pris des responsabilités dans l’économie ou la recherche suisse. Nous sommes heureux du dénouement intervenu en faveur de Jean-Pierre Gontard. Le pouvoir judiciaire l’a non seulement blanchi en Colombie, il a aussi reconnu avec estime son travail d’intermédiaire impartial entre acteurs au conflit. Oui, la Suisse reste à disposition des parties pour faciliter les médiations souhaitées. Elle en a l’expérience, les personnes utiles, pour autant que les parties en sentent le besoin.
Gens et ami-e-s de la Colombie, nous faisons des vœux pour le succès de vos travaux durant ces trois jours. Qu’ils aident à rapprocher des points de vue extrêmes et opposés, qu’ils facilitent le respect nouveau des uns et des autres, qu’ils sachent activer les voies de la paix - pour la Colombie toute entière que nous aimons.
Pierre-Yves Oppikofer, SolidaritéS
Chères et chers camarades,
Je vous adresse au nom de solidaritéS, nos salutations fraternelles et vous transmets nos souhaits pour que ces trois journées de la Rencontre ouvre la voie à un processus, espérons le inédit, qui puisse conduire à une résolution pacifique et négociée de l’interminable conflit armé qui sévit en Colombie.
En tant qu’organisation politique intervenant en Suisse dans une perspective internationaliste, notre tâche politique consiste à œuvrer ici et maintenant pour apporter notre solidarité aux peuples de Colombie, en particulier aux Colombien-ne-s qui ont été contraint de quitter leur pays pour échapper à la violence du gouvernement de ce pays, des paramilitaires et des classes dominantes. Notre tâche consiste également à intervenir auprès du gouvernement suisse pour qu’il cesse de soutenir directement ou indirectement, notamment sur le plan de la politique économique internationale de la Suisse, le régime politique oppresseur en Colombie. De même, notre tâche est de tenter de mettre en question et si possible d’enrayer les décisions stratégiques des sociétés transnationales suisses qui réalisent une partie de leurs profits en Colombie en bénéficiant ouvertement du régime oppresseur de ce pays.
A cet égard, nous voudrions souligner 4 facteurs historiques structurels qui caractérisent la situation politique et socio-économique de la Suisse et ses relations avec un pays tel que la Colombie et qui structurent le système de domination des classes possédantes en Suisse. Ces facteurs déterminent non seulement la politique interne de la Suisse mais également ses relations avec les pays du Sud, comme la Colombie.
Ces 4 tendances lourdes sont
1)- la politique de neutralité.
Celle-ci est historiquement directement au service de l’impérialisme suisse, un impérialisme masqué et feutré, dont la très grande majorité de nos concitoyens n’en ont que très peu ou pas du tout conscience. En effet, la Suisse n’a jamais eu de colonie, n’a pas participé à des guerres coloniales. Masquée derrière la politique de neutralité (non intervention de la Suisse dans les conflits armés), les capitalistes suisses avancent masqués, quai invisibles, derrière les grandes puissances (GB, USA,FR,Al). Cela dure depuis plusieurs siècles. Cela a notamment commencé au XVII siècle avec le commerce triangulaire et l’exploitation des esclaves enlevé de force en Afrique dans des domaines agricoles et miniers en Amérique du Sud auquel ont participé des capitalistes de plusieurs cantons suisses. Aujourd’hui les multinationales suisses font partie du petit nombre des sociétés qui dominent le monde dans l’industrie, la banque, le négoce de matières premières et la gestion de fortune. Comparativement à la petitesse de sa population, la Suisse occupe une place très élevée dans les investissements directs à l’étranger (4ème rang mondial en terme de volume des investissements nets à l’étranger). 2,2 millions de travailleurs salariés sont exploités pas des multinationales suisses à l’étranger (bien plus du double de la main d’œuvre qu’elles occupent en Suisse). Or, La politique de neutralité qui comprend celle des « Bons offices » et la « politique humanitaire » permet à l’impérialisme suisse de pas apparaître tel quel aux yeux de la population suisse ainsi que celles des pays capitalistes dépendants (cette remarque n’enlève rien au constat de l’utilité que les Bons Offices peuvent parfois offrir). C’est dans ce contexte qu’il faut évoquer l’Accord de libre échange signé le 25 novembre 2008 entre la Suisse (et l’AELE) et la Colombie. Le rejet des demandes de ne pas ratifier cet accord sans qu’il n’y soit inscrit le respect des normes minimales du travail (Carlos Somaruga) et sans tenir compte des graves violations des doits humains en Colombie est plus que révélateur de cette tendance lourde la politique suisse : la priorité des priorité est le soutien actif aux intérêts des multinationales, lesquelles peuvent réaliser des profits en Colombie – et les rapatrier en Suisse - à l’abri d’un régime oppresseur dont le gouvernement des USA est le principal soutien politique et militaire.
2)- la politique de paix de travail :
Plusieurs facteurs historiques expliquent que la possibilité pour les syndicats d’agir de manière indépendante et autonomes en Suisse a été soumise à de très fortes restrictions sur le plan interne. La conséquence a été une faiblesse considérable du droit du travail en Suisse et une attitude souvent complaisante et peu critiques de certains dirigeants syndicaux au sujet de l’exploitation de salariés dans les pays dépendants par les multinationales suisse dont le siège et en Suisse ainsi qu’à l’égard de l’industrie suisse d’exportation dans des pays où les droits humains sont piétinés. Bien sûr il faut nuancer cette remarque et tenir compte de la diversité des courants du mouvement syndical en Suisse.
S’agissant de la Colombie, la mise en accusation de la multinationale Nestlé par le dépôt d’une plainte pénale à Zoug constitue une étape nouvelle. Pour le syndicat SINALTRAINAL, les dirigeants de Nestlé Cicolac en Colombie liés aux propriétaires fonciers de la région de Cesar et aux bandes paramilitaires sont responsables de l’assassinat du syndicaliste Luciano Romero, et la multinationale Nestlé, comme personne morale, est accusée d’être également responsable en vertu de l'art. 102 du code pénal suisse datant de 2003. Par cette action judicaire, Il s’agit de mettre fin à une impunité qui dure depuis des décennies. Notre tâche est dès lors très claire: établir un lien direct entre le combat pour que les multinationales suisses respectent les droits humains dans les pays ou elle investissent – notamment en soutenant le pétition de Droit sans frontière – et le combat pour la protection des droits syndicaux en Suisse, totalement insuffisante, même si les conséquences de leur violation ne sont évidemment pas les mêmes ici que là -bas.
3)- la politique du secret bancaire
Destinée à protéger les riches qui fraudent le fisc, elle une caractéristique déterminante de la politique suisse. La législation suisse – et quels que soit les difficultés que les milieux de la finances rencontre aujourd'hui en raison de l’offensive politique du gouvernement américain contre le secret bancaire suisse - favorise toutes sortes d’évasions fiscales, de trafic douteux et de blanchiment d’argent sale. Selon les estimations les plus courantes, la place financière suisse occupe une place dominante à l’échelle mondiale dans le domaine de la gestion de fortune prive offshore (fortune gérée hors du pays d’origine), soit 30% du marché international.
S’agissant de la Colombie, la Convention entre la Confédération suisse et la République de Colombie en vue d’éviter les doubles impositions en matière d’impôts sur le revenu et sur la fortune de 2007 ne prévoit que de manière très restrictive des échanges d’information indispensable pour lutter contre la fuite de capitaux en provenance de la Colombie et l’accord prévoit expressément que la législation interne de chaque pays, donc le secret bancaire suisse, doit être respecté (l'article 47 de la Loi fédérale sur les banques et les caisses d'épargne)
4) Politique discriminatoire envers les immigrés:
La politique suisse ne consiste pas seulement à exploiter la main d’œuvre dans des pays pauvre, mais également à faire venir en Suisse de travailleurs étrangers pour les exploiter férocement en les privant de droit, en autre de droits politiques, en les maintenant dans la précarité grâce à un système complexe de permis de séjour prévu par un législation d’exception (loi sur les étrangers et loi sur l’asile). Il y a en Suisse environ 1,8 millions d’immigrés, dont la plupart sont des travailleurs salariés, et également 200'000 travailleur sans aucuns droits, parce que sans papiers, et parmi lesquels on retrouve des Équatoriens, et des Colombiens.
Pour être complet je devrai mentionner une 5ème tendance lourde, la politique de défense nationale (mais je n’ai pas le temps de l’évoquer ici)
Pour résumer, les 4 facteurs historiques structurels que je viens d’évoquer concernent aussi bien la politique suisse sur le plan interne que sur le plan externe. Ils constituent le cadre structurel dans lequel nous agissons en tant que solidaritéS. Ces 4 tendances lourdes sont soutenues et cultivées par la politique du Conseil fédéral, gouvernement de coalition soumis au bloc bourgeois et par l’action propre des grandes organisations patronales suisses.
Notre immense tâche est de
1 ) tenter avec obstination de résister à ces tendances lourdes
2) de créer les conditions politiques pour les renverser, les transformer.
C’est de cette manière, qu’en plus de nos tâches de solidarité immédiate avec les populations exploitées et opprimées de Colombie, nous pourrons espérer favoriser l’aboutissement d’un processus visant à établir une solution négociée au conflit en Colombie, lequel ne prendra tout son sens et sa solidité, que si, à son tour, il ouvre également une voie vers une société plus égalitaires et démocratique en Colombie. En somme, agir dans le sens de la recommandation que Che Guevara aurait faite à Jean Ziegler en 1969 : « Tu es né ici... alors c'est ici que tu devras combattre le monstre... ce qui est bénéfique pour vous et pour nous ".
Lausanne/21.3.2012/pyo
Comunicado de Solidaridad con las y los cerca de 9000 prisioneros polĂticos colombianos

Encuentro internacional por la paz y la soluciĂłn polĂtica al conflicto colombiano
3, 24 y 25 de marzo de 2012
Las y los asistentes al Encuentro enviamos desde Suiza un saludo fraterno y solidario para todas las prisioneras y prisioneros polĂticos en las diferentes cárceles del paĂs.
Estamos enterados de la huelga de hambre que ustedes adelantan en estos momentos exigiendo del Estado colombiano su reconocimiento como prisioneros polĂticos resultado del conflicto social, polĂtico y armado que vive Colombia. Cabe recordar que los prisioneros polĂticos son, en su gran mayorĂa estudiantes, obreros, campesinos e intelectuales, defensores de derechos humanos, periodistas.
Respaldamos sus justas demandas para que se resuelvan los problemas de salubridad,hacinamiento, visitas, situaciĂłn jurĂdica y de violaciĂłn sistemática de derechos humanos, entre otros, que padece el conjunto de la poblaciĂłn carcelaria de nuestra naciĂłn. Nos unimos a las voces que denuncian las polĂticas represivas del Estado colombiano que buscan dispersarlos, trasladándolos a lugares distantes de sus familias y de sus abogados,con el fin de romper sus lazos familiares, desmoralizarlos y presionarlos a firmar la llamada Ley de justicia y paz.
Desde el exterior les transmitimos nuestra voz de aliento en sus justas reivindicaciones. En el Encuentro hemos acordado dar a conocer sus demandas para que se preserve su dignidad e integridad fĂsica, promoviendo campañas internacionales que den a conocer su situaciĂłn, y procuren la liberaciĂłn de todas y todos los prisioneros polĂticos colombianos en las diferentes cárceles del paĂs, en los Estados Unidos, asĂ como en otros lugares del mundo.
Desde Suiza hacemos un llamado al gobierno nacional para que respete los derechos de las y los prisioneros polĂticos. Negar su existencia no contribuye a la paz en Colombia. Los presos polĂticos y prisioneros de guerra del paĂs son una realidad jurĂdica, polĂtica y social en el contexto del conflicto colombiano y su situaciĂłn debe ser tratada dentro del marco de una salida polĂtica al conflicto y a la luz del Derecho Internacional Humanitaria (DIH).
Ante los gestos de paz de la insurgencia, exhortamos al gobierno nacional a permitir la presencia de la ComisiĂłn Internacional de VerificaciĂłn, encabezada por la vocera de Colombianas y Colombianos por la Paz (CPP) y de las Mujeres del Mundo por la Paz, doctora Piedad CĂłrdoba.
Finalmente, las y los asistentes al evento hacemos un firme llamado al Presidente Juan Manuel Santos y al Estado colombiano a que tomen las medidas necesarias para facilitar el inicio de conversaciones con la insurgencia, quienes mediante decisiones y comunicaciones recientes han dado muestras claras de su disponibilidad a dialogar.
La paz es un mandato constitucional (Art.22). El reconocimiento de la existencia del conflicto por parte del Presidente Juan Manuel Santos es importante, pero insuficiente si no se toman medidas concretas como las demandadas por los prisioneros polĂticos que permitan avanzar hacia el logro de una paz con justicia social.
Comité Coordinador
Lausana, Suiza 25 marzo 2012
GORKA ELEJABARRIETA
IZQUIERDA ABERTZALE
No existen dos conflictos iguales, y por tanto no existe un modelo de resolución calcable o exportable tal cual a otros escenarios. Cada conflicto tienes sus peculiaridades y su proceso de resolución es único. Sin embargo existen una serie de pautas que un proceso ha de cumplir para garantizar su éxito. Un proceso se ha de realizar en condición de igualdad entre las partes, basado en el dialogo, negociación y el acuerdo.
Mi objetivo en esta exposiciĂłn es daros unas cuantas claves de cĂłmo hemos llegado hasta aquĂ y cuales son los retos mas importantes a futuro.
El conflicto polĂtico que vive nuestro pueblo se debe a la negaciĂłn de los estados español y francĂ©s a reconocer a Euskal Herria (PaĂs Vasco) como sujeto polĂtico de pleno derecho.
Es importante comprender esto, porque todo lo demás proviene o deriva de esa primera negación.
En nuestra estrategia polĂtica de los Ăşltimos 50 años siempre hemos considerado que solo existe una manera de resolver ese conflicto polĂtico: a travĂ©s del dialogo y la negociaciĂłn polĂtica entre todas las partes enfrentadas en el mismo. Nunca se ha considerado viable la victoria militar, y siempre se ha pensado que tenĂamos fuerzas y arraigo suficientes en Euskal Herria como para evitar tambiĂ©n la derrota militar. No pensamos por tanto que un escenario de vencedores y vencidos haya sido o sea posible. Creemos en un proceso en el que todas las partes se sientan vencedores, solo asĂ podremos construir un escenario de paz y democracia duraderas.
Tras la transiciĂłn española (oportunidad histĂłrica perdida para resolver el conflicto vasco) se han dado tres intentos serios de resoluciĂłn del conflicto polĂtico en EH:
Negociaciones de Argel: conversaciones y negociaciones entre ETA y el estado español al final de la dĂ©cada de los 80. Y volvemos al punto inicial de mi presentaciĂłn, a la definiciĂłn del conflicto. El conflicto polĂtico es entre el pueblo vasco y los estados español y francĂ©s que se niegan a reconocer sus derechos. Por tanto la resoluciĂłn del conflicto corresponde al pueblo vasco o sus representantes polĂticos, no a ETA. Esta conclusiĂłn es fruto de la reflexiĂłn interna de la propia ETA a principios de los 90 y ha tenido una influencia capital en los posteriores esfuerzos para resolver el conflicto.
Lizarra-Garazi: Proceso que se da una dĂ©cada mas tarde que el anterior y que resulta en su metodologĂa sustancialmente diferente del primero. Este es un proceso entre las fuerzas polĂticas nacionalistas y progresistas del paĂs vasco. Fracasa igualmente.
Pero el paso ya esta dado. La comprensión y teorización por parte del MLNV en torno a la resolución dialogada del conflicto trae consigo una propuesta metodológica práctica de cómo afrontar el proceso de resolución del conflicto, en la que fue conocida como la propuesta de Anoeta, presentada públicamente a finales del 2004. En ella se definen de manera muy concreta el tipo de proceso de dialogo y el papel que en el corresponde a cada sujeto. Brevemente a traves de la propuesta de Anoeta desde la Izquierda Abertzale proponemos que se tiene que dar un proceso de resolución con dos espacios de dialogo y negociaciones diferentes:
- Entre los estados y ETA: este espacio debe tener como objetivo resolver todas las cuestiones referentes a las consecuencias del conflicto: desmilitarizaciĂłn del conflcito, presos, victimas etc.
- Otro entre los representantes polĂticos de todas las partes implicadas en el conflicto, para acordar un nuevo marco en el que se pueda construir un escenario plenamente democrático y pacifico. Un escenario en el que al pueblo vasco se le reconozca el derecho a decidir su futuro.
Esta metodologĂa si bien es pĂşblicamente denostada por la mayorĂa de las fuerzas polĂticas, es privadamente aceptada y es de facto el esquema que se aplica en el anterior proceso de resoluciĂłn del conflicto. Proceso que oficialmente se desarrolla durante el 2006 y 2007.
Sin entrar en los detalles o razones que llevaron al colapso de ese proceso dos apuntes. Se esta muy cerca de llegar a un acuerdo. Su conclusiĂłn abre un periodo de debate interno profundo en el liderazgo del MLNV.
Como he mencionado a la conclusión del proceso se abre un periodo de debate interno en el cual se hace balance del proceso que acaba de concluir y se intenta acordar o definir la táctica y estrategia para alcanzar nuestros objetivos.
Se ve que dentro de nuestro movimiento existen principalmente dos visiones:
Una que considera que el proceso resolutivo anterior fracasĂł por la falta de voluntad del estado español, y que ante esa falta de voluntad que persiste no existen condiciones objetivas para plantear con garantĂas de Ă©xito la resoluciĂłn del conflicto, por lo que resulta necesario ahondar en una estrategia de confrontaciĂłn y defensa de lo logrado hasta ese momento.
Otra que achaca el fracaso del proceso a una multitud de factores incluyendo la falta de voluntad del gobierno español pero no solo, y que considera que existen condiciones objetivas para afrontar la fase resolutiva del conflicto, y que para ello es momento de pasar de una estrategia de defensa a otra ofensiva, en la que la acumulación de fuerzas resulte el pilar fundamental.
Aun y existiendo visiones diferentes se consigue desarrollar y concluir el debate sin que se de ninguna ruptura en el movimiento y de manera mayoritaria los activistas refrendan la segunda visiĂłn o lectura, la cual apuesta por pasar a una fase ofensiva de acumulaciĂłn de fuerzas, para lo cual resulta evidente que hay que actualizar la táctica y formas de lucha, optando de manera explicita por mĂ©todos exclusivamente pacĂficos. Unilateralidad.
Siendo conscientes que el gobierno español esta más cĂłmodo gestionando las consecuencias del conflicto polĂtico que afrontando su resoluciĂłn, se decide comenzar el mismo de manera unilateral, sin previo acuerdo de ninguna clase con las partes.
El proceso de debate se traslada a las bases de manera inclusiva y democrática, participan en el mas de 6600 activistas en condiciones difĂciles, ya que no hay que olvidar que la Izquierda Abertzale continua siendo ilegal, y en febrero del 2010 se presentan las conclusiones de las decisiones adoptadas a travĂ©s del documento Zutik Euskal Herria (En pie Euskal Herria).
Reforzar nuestra estructura y apoyo popular.
Logro de acuerdos con resto de fuerzas nacionalistas y progresistas:
Acuerdos democráticos en torno a la resolución del conflicto.
Lograr implicar a la comunidad internacional en la resoluciĂłn del conflicto.
En ese contexto se produce la declaraciĂłn de Bruselas el 29 marzo del 2010. DeclaraciĂłn promovida por el sudafricano Brian Currin, en la cual destacadas personalidades de la comunidad internacional hacen un llamamiento:
Dan la bienvenida a las conclusiones adoptadas por la Izquierda Abertzale en su proceso de debate, ya que consideran que es una decisiĂłn positiva para la resoluciĂłn del conflicto.
Demandan a ETA un alto el fuego permanente e internacionalmente verificable
Piden al gobierno español que responda de manera positiva.
Esta declaraciĂłn refuerza la posiciĂłn de la izquierda abertzale. De esta declaraciĂłn surge la semilla para la creaciĂłn del Grupo Internacional de Contacto, un grupo de expertos cuyo mandato es: Promover la legalizaciĂłn de la izquierda abertzale. Facilitar un dialogo entre las partes y si requerido mediar en dicho dialogo.
ComisiĂłn internacional de verificaciĂłn.
Junio 2010 acuerdo con EA y en Enero 2011 acuerdo con Alternativa.
Mayo 2011 Bildu, coaliciĂłn en la que participa la izquierda abertzale obtiene unos resultados histĂłricos en el sur del paĂs.
17 Octubre 2011 Conferencia de Aiete Kofi Annan, Gro Harlem Bruntland, Bertie Ahern, Pierre Joxe, Gerry Adams and Jonathan Powell. Estos lĂderes internacionales consiguen sentar bajo un mismo techo a la delegaciĂłn polĂtica mas representativa jamás congregada en un evento de este tipo. Por encima de nuestras diferencias la mayorĂa de los partidos polĂticos de las tres zonas existentes en el PaĂs Vasco (Comunidad AutĂłnoma Vasca, Comunidad Foral de Navarra, PaĂs Vasco norte) se reĂşnen bajo el paraguas creado por la comunidad internacional.
DeclaraciĂłn, hoja de ruta 5 puntos:
Demanda a ETA el cese definitivo de sus acciones armadas y que pida dialogo a los gobiernos español y francés para acordar las consecuencias del conflicto.
Pide a los gobiernos español y francés que den la bienvenida a dicha declaración de ETA y acuerden dialogar con ETA sobre las consecuencias del conflicto.
ReconciliaciĂłn, reconocimiento de todas las victimas.
Dialogo para resolver las consecuencias del conflicto.
Creación de un comité de seguimiento.
20 Octubre ETA declara el cese definitivo de sus acciones armadas
20 Noviembre Amaiur una coaliciĂłn que incluye a la Izquierda Abertzale, Aralar, EA y Alternatiba obtiene unos resultados fenomenales
La comunidad internacional ha jugado un papel muy importante en el proceso. Ha sido facilitador y mediador, en épocas de crisis ha puesto en marcha mecanismos para intentar superar los bloqueos.
ÂżAhora que?
TodavĂa queda mucho por hacer. Si bien es verdad que hemos realizado pasos importantes y que la situaciĂłn de manera general ha mejorado drásticamente en los Ăşltimos dos años gracias a las iniciativas puestas en marcha por la izquierda abertzale, tambiĂ©n es verdad que el conflicto persiste y que todavĂa no hemos conseguido resolverlo.
Para ello resulta de vital importancia que:
Los gobiernos español y francĂ©s adopten medidas humanitarias poniendo en libertad a aquellos presos con enfermedades graves e incurables y a aquellos que han cumplido sus condenas. Que acaben con la polĂtica de dispersiĂłn y acerquen a los presos vascos a cárceles del PaĂs Vasco.
LegalizaciĂłn
Que el proceso que hasta ahora se ha desarrollado de manera unilateral, construya espacios multilaterales de dialogo y negociaciĂłn. Entre las partes para acordar un nuevo marco democrático para Euskal Herria que consiga erradicar las raĂces del conflicto. Otro entre ETA y los gobiernos, para acordar todo lo relativo a las consecuencias del conflicto
TodavĂa no hemos logrado nuestros objetivos. Es verdad que el conflicto polĂtico persiste, que los presos vascos continĂşan en prisiĂłn, aun no se ha arreglado nada. Pero en dos años y gracias a nuestro cambio de estrategia e iniciativas polĂticas hemos conseguido crear un escenario que favorece la creaciĂłn de espacios multilaterales para la resoluciĂłn y hemos conseguido aglutinar importantes sectores de la sociedad vasca a favor de la resoluciĂłn del conflicto.
«Mientras nosotros hemos sido capaces de desgastar sus marcos, ellos han sido capaces de bloquear la dinámica que permite construir uno nuevo». Sin embargo, lo relevante estratĂ©gicamente, a juicio del dirigente independentista, residĂa en que «las condiciones para el cambio polĂtico y social» estaban dadas en Euskal Herria.
MANIFIESTO POR LA PAZ
En Colombia se continĂşan desarrollando de forma grave la guerra, la impunidad y las violaciones a los derechos humanos.
Los asesinatos en Colombia por razones polĂticas, las personas desaparecidas, desterradas y los costos de la guerra en tĂ©rminos sociales, econĂłmicos, culturales y Ă©ticos configuran una catástrofe que será heredada por las nuevas generaciones de esta naciĂłn latinoamericana si no se actĂşa de manera decidida para buscar una soluciĂłn polĂtica al conflicto.
Quienes firmamos esta carta consideramos que el conflicto colombiano no se resuelve con más guerra. Creemos que es necesario allanar el camino que conduzca a que sean reconocidos los derechos del pueblo colombiano a tener una vida digna, en paz y en democracia. En consecuencia demandamos al Estado colombiano y a la insurgencia armada para que en una demostración de voluntad real de paz configuren el escenario idóneo para adelantar inmediatamente conversaciones.
La paz es un asunto de todas y de todos que no atañe únicamente a la guerrilla y al Estado. La participación de la sociedad colombiana en su conjunto es un requisito indispensable para construir una paz duradera.
Apoyamos a quienes desde diferentes sectores, desde diferentes partes del mundo, se vienen movilizando para alcanzar una soluciĂłn polĂtica al conflicto porque será la participaciĂłn activa de la sociedad la que ayude a construir alternativas que dinamicen la consecuciĂłn de la paz y el ejercicio pleno de los derechos humanos.
Für einen gerechten und nachhaltigen Frieden in Kolumbien braucht es eine politische Lösung des Konfliktes!
In Kolumbien nehmen der Krieg, die Straflosigkeit und die Verletzungen der Menschenrechte kein Ende.
Die politischen Morde in Kolumbien, die Verschwundenen, die sozialen, wirtschaftlichen, kulturellen und ethischen Kosten dieses Krieges sind eine Katastrophe, welche als schweres Erbe auf den kommenden Generationen dieses lateinamerikanischen Landes lasten werden, wenn heute nicht entschieden nach einer politischen Lösung des Konfliktes gesucht wird.
Die unterzeichnenden dieses Briefes sind der Meinung, dass der Konflikt in Kolumbien nicht durch mehr Krieg gelöst werden kann. Wir glauben, dass der Weg geebnet werden muss, der zur Anerkennung der Rechte des kolumbianischen Volkes auf ein würdiges Leben in Frieden und Demokratie führt. Aus diesem Grund fordern wir den kolumbianischen Staat und die bewaffneten Aufständischen auf, als Demonstration ihres reellen Friedenswillens ein taugliches Szenario für sofortige Gespräche zu benennen.
Frieden ist eine Angelegenheit, die alle angeht, nicht nur die Guerilla und den Staat. Die Beteiligung der kolumbianischen Gesellschaft als Ganzes ist eine unerlässliche Voraussetzung für einen dauerhaften Frieden.
Wir möchten damit diejenigen Kräfte unterstützen, die sich aus unterschiedlichen Sektoren der Gesellschaft und aus den verschiedenen Regionen der Welt für eine politische Lösung des Konfliktes einsetzen. Nur über eine aktive Beteiligung der Gesellschaft wird es möglich sein, alternative Szenarien zu entwickeln, die einem nachhaltigen Frieden und der Einhaltung der Menschenrechte zum Durchbruch verhelfen werden.
Pour une paix juste et durable en Colombie: Solution politique au conflit, maintenant!
En Colombie, la guerre, l’impunité et les violations de Droits Humains continuent.
Si nous n'agissons pas de manière décidée pour chercher une solution politique au conflit, les assassinats politiques, les disparitions de personnes, les déplacements massifs et les coûts sociaux, culturels, économiques et éthiques de la guerre promettent un avenir catastrophique aux prochaines générations de cette nation latino-américaine.
Nous qui signons cette lettre considérons que le conflit colombien ne sera pas résolu par encore plus de guerre. Nous croyons qu’il est nécessaire d'aplanir le chemin pour que les droits du peuple colombien à une vie digne, en paix et en démocratie puissent enfin être reconnus. En conséquence, nous demandons à l’Etat colombien et aux groupes insurgés qu'en démontrant une réelle volonté de paix ils créent un espace propice à ce que débutent immédiatement des conversations de paix.
La paix est l’affaire de toutes et tous et non uniquement de la guérilla et de l’Etat colombien. La participation de la société colombienne dans son ensemble est une condition indispensable pour construire une paix durable.
Nous appuyons tous ceux qui depuis divers secteurs et différentes régions du monde se mobilisent pour atteindre une solution politique au conflit colombien, parce que ce sera la participation active de la société qui permettra de construire des alternatives qui amèneront à la paix et à l’exercice plein des Droits Humains.
To reach to a just and lasting peace: political solution to the conflict straightaway!
In Colombia serious form of war, impunity and violations to the human rights keep growing.
Assassinations in Colombia for political reasons, exiled persons and costs of war in social, economical, cultural and ethical form set a catastrophe that will be inherited by new generations of this Latin American nation in one fail to act decisively to find a political solution to the conflict.
Those who signed this letter, we consider that Colombian conflict can not be resolved with more war. We believe it is necessary to pave the way leading to the recognition of the Colombian people rights to a decent life, in peace and democracy. Therefore we demand that the Colombian government and armed insurgency for a demonstration of real peace will configure the ideal setting to further talks immediately.
Peace is a matter for all and that concerns not only the guerrillas and the state. The participation of Colombian society as a whole is a prerequisite to build a lasting peace.
We support people from different sectors, from different parts of the world who are coming mobilized for a political solution to the conflict because it is the active participation of society that help to build alternatives that stimulate the achievement of peace and the full exercise of the human rights.
Per ottenere una pace giusta e duratura: Una soluzione politica al conflitto ora!
In Colombia continuano a svilupparsi delle forme gravi di guerra, impunitĂ , e violazione dei diritti umani.
In Colombia, gli omicidi per ragioni politiche, le persone scomparse, lasciate senza terra, ed i costi della guerra in termini sociali, economici, culturali ed etici, rappresentano una catastrofe che sarĂ ereditata da tutte le nuove generazioni del paese se non si agisce in maniera decisa per trovare una soluzione politica al conflitto.
Noi firmatari di questa carta consideriamo che il conflitto colombiano non va risolto con la guerra. Crediamo che sia necessario spianare la strada che conduce al riconoscimento dei diritti del popolo colombiano ad avere una vita degna, in pace e democrazia. Di conseguenza domandiamo allo Stato colombiano ed all’insurrezione armata che, attraverso un atto che dimostri la loro reale volontà per la pace, favoriscano le condizioni idonee per un dialogo immediato.
La pace è un problema di tutti, e non concerne solamente la guerriglia e lo Stato. La partecipazione della società colombiana è pertanto un requisito indispensabile per la costruzione di una pace duratura.
Appoggiamo chi, da differenti settori, da diverse parti del mondo, si mobilizza per ottenere una soluzione politica al conflitto. Perché sarà la partecipazione attiva della società ciò che società ciò che aiuterà a costruire delle alternative che stimolino la costituzione della pace e l’esercizio pieno dei diritti umani.
Encuentro por la Paz
International Meeting for Peace and for a Political Solution to the Colombian Conflict
Dear Friends
Reference: invitation to International Meeting for Peace and for a Political Solution to the Colombian Conflict
War and human rights violations continue in Colombia. Political assassinations, people being disappeared, driven off the land and the social, economic, cultural and ethical costs of war form a catastrophic legacy for new generations in this Latin American country.
According to ACNUR, with approximately 5 million people effected, Colombia occupies first place in the world for internally displaced people. But the tragedy does not end there. For example, to expose the supposed demobilisation of the paramilitaries, of the silence and/or denial of the conflict and of the current reinterpretations of Colombian reality, the journalist Alfredo Molano makes a terrible observation that were all the 135, 000 people assassinated by paramilitaries between June 2006 and December 2010 (the period of the "Justice and Peace" process) to form a line it would stretch for 173 kilometres, that is; the distance from Bogotá to Tunja, or from Cali to Popayán, or much further than the distance between Berne and Geneva.
The members of the organizing committee agree, and thousands of people and social and political organisations in Colombia and overseas, do not believe that the Colombian conflict will resolved by war. We consider it necessary to continue exploring ways leading towards a political way out of the conflict, in which the rights of the Colombian people to have a dignified life in peace and democracy are recognised. We are besides convinced that  peace is for all, and it is essential that the entire society participates to generate alternatives in the search for peace. It is with this proposal that we seek to organise in Switxerland an " International Meeting for Peace and for a Political Solution to the Colombian Conflict” with the objective to reflect on the seach for peace with social justice in Colombia.
The objectives of the meeting are as follows:
- to help make the Colombian reality visible internationally and promote solidarity concerning the search for a political solution to the conflict
- to establish the grounds to generate a process that would allow creating scenarios for a political solution, contributing efforst in this direction.
- Peace with social justice for the Colombian people is a task for all, we invite you to  construct peace scenarios from a unitarian perspective.
!Come, we await you !
Asociación Maloka, Neuchâtel 78 9287134 | Email contact:
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London organising committee email contact: Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir. |
 Strong points of meeting
• Return Colombian conflict internationally visible.
• Generate international solidarity around conflict and the research for peace with social justice.
• Create scenarioes for a political solution in conflict.
Programme
• Territory, sovereignty and industrial strifes.
• Human rights, international humanitarian rights and political solution
• The process of peace and its accompaniment by the international community.
Rencontre internationale pour la paix et la solution politique au conflit colombien
En Colombie, la guerre et les violations des droits de l'homme se poursuivent. Les tueries pour des raisons politiques, les personnes disparues ou bannies et les coûts de la guerre sous forme sociale, économique, culturelle et éthique sont une catastrophe qui sera laissée en héritage aux nouvelles générations de cette nation latino-américaine.
Selon le HCR, la Colombie occupe la première place dans le monde, en ce qui concerne les personnes déplacées, environ 5 millions de personnes, mais la tragédie ne 'arrête pas là . Parlant, par exemple, de la démobilisation des paramilitaires, le silence ou le refus du conflit et de la réinterprétation actuelle de la réalité, le journaliste colombien Alfredo Molano ose une comparaison terrible en disant: si vous aligniez les 135'000 personnes tuées par des paramilitaires entre juin 2006 et décembre 2010 (période du processus de «Justice et Paix"), la ligne serait de 173 km, soit la distance de Bogotá à Tunja, ou Cali à Popayan ou un peu plus que la distance entre Berne et Genève.
Les membres du comité organisateur, ainsi que des milliers de personnes et d'organisations sociales et politiques, tant en Colombie qu’à l'étranger, sont d’accord sur le fait que le conflit colombien ne sera pas résolu par la guerre. Nous considérons qu'il est nécessaire de continuer à explorer les différentes possibilités et alternatives, menant à une solution politique au conflit, dans laquelle les droits du peuple colombien à une vie décente, dans la paix et démocratie soient garantis.
Également convaincu que la paix est une affaire de tous, il est essentiel que la société dans son ensemble participe et génère des alternatives qui stimulent cette recherche. Pour ce faire, nous organisons en Suisse une "Rencontre internationale pour la paix et la solution politique au conflit colombien", qui vise à réfléchir sur la recherche de la paix avec une justice sociale en Colombie.
Les objectifs de la réunion sont les suivants :
• Aider à rendre internationalement visible la situation en Colombie, afin de promouvoir la solidarité dans la recherche d’une solution politique au conflit,
• Etablir les bases pour générer un processus qui permettrait la création de scénarios pour une solution politique au conflit, en contribuant aux différents efforts dans cette direction,
• Lancer les bases pour que les Colombiens en Europe participent en tant que sujets actifs d'un processus visant à la recherche de la paix et justice sociale.
La paix avec la justice sociale pour le peuple colombien est le travail de chacun, nous vous invitons à construire des scénarios de paix.
Venez, nous vous attendons !
Comité organisateur
| Asociación Maloka, Neuchâtel 78 9287134 Asociación Asolatino, Berna 78 8140234 Contacto en alemán y Suizo alemán 79 2717408 Colectivo de trabajo or Colombia Lausana 76 3464447 | Correo contacto: Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir. |

• Générerlasolidarité internationale autour de la solution politique au conflit et de la paix avec justice sociale.
Encuentro internacional por la paz y la soluciĂłn polĂtica al conflicto colombiano
SegĂşn la ACNUR, Colombia ocupa el primer lugar en desplazados internos en el mundo, con aproximadamente 5 millones de personas, sin embargo la tragedia no se detiene allĂ. Al hablar por ejemplo de la desmovilizaciĂłn de los paramilitares, del silencio y/o la negaciĂłn del conflicto y de las reinterpretaciones actuales de la realidad colombiana, el periodista Alfredo Molano hace una comparaciĂłn terrible cuando dice que si se alinearan para ser fusiladas las 135'000 personas asesinadas por los paramilitares entre junio de 2006 y diciembre de 2010 (Periodo del proceso de "Justicia y Paz") la fila serĂa de 173 kilĂłmetros, es decir; la distancia que hay de Bogotá a Tunja, o de Cali a Popayán, o mucho mayor que la distancia entre Berna y Ginebra.
Los miembros del comitĂ© organizador coinciden, al igual que miles de personas y organizaciones sociales y polĂticas, tanto en Colombia como en el extranjero, que el conflicto colombiano no se resuelve con la guerra. Consideramos necesario continuar explorando caminos que conduzcan a aportar en la salida polĂtica al conflicto, en la que sean reconocidos los derechos del pueblo colombiano a tener una vida digna, en paz y en democracia. Convencidos además que la paz es un asunto de todos y todas, se hace imprescindible que la sociedad en su conjunto participe y genere alternativas que dinamicen su bĂşsqueda. Con este propĂłsito, queremos organizar en Suiza un "Encuentro internacional por la paz y la soluciĂłn polĂtica al conflicto colombiano" que tiene como objetivo reflexionar sobre la bĂşsqueda de la paz con justicia social en Colombia.
• Establecer las bases para generar un proceso que permita crear escenarios para la salida polĂtica al conflicto contribuyendo en los esfuerzos en esa direcciĂłn.
• Sentar bases para que los y las colombianas en Europa participen como sujetos colectivos de un proceso encaminado a buscar la paz con justicia social.
La paz con justicia social para el pueblo colombiano es tarea de todos y todas, lo invitamos a construir escenarios de paz.
| Asociación Maloka, Neuchâtel 78 9287134 Asociación Asolatino, Berna 78 8140234 Contacto en alemán, frances y ingles 79 2717408 Colectivo de trabajo or Colombia Lausana 76 3464447 | Correo contacto: Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir. |

Puntos fuertes
• Visibilizar internacionalmente el conflicto colombiano.
• Generar solidaridad internacional en torno a la soluciĂłn polĂtica al conflicto y la bĂşsqueda de la paz con justicia social.
• Crear escenarios de soluciĂłn polĂtica al conflicto.
Temario
• Territorio, soberanĂa y conflicto social
• Derechos humanos, derecho internacional humanitario y soluciĂłn polĂtica al conflicto
• Proceso de paz y acompañamientos de la comunidad internacional
Internationales Treffen für den Frieden und die politische Lösung des Konflikts in Kolumbien
Einladung zum Internationalen Treffen für den Frieden und die politische Lösung des Konflikts in Kolumbien.
Laut UNHCR ist Kolumbien das Land mit den meisten Vertriebenen in der Welt (ca. 5 Millionen Vertriebene), aber die Tragödie ist noch nicht zu Ende. Sprechen wir zum Beispiel, von der paramilitärischen Demobilisierung, dem Verschweigen oder Leugnen des Konflikts und der aktuellen Neuinterpretation der Realität.
Der Kolumbianischer Journalist Alfredo Molano wagt einen schrecklichen Vergleich: Wenn Sie die 135'000 von Paramilitärs zwischen Juni 2006 und Dezember 2010 (Prozess "Gerechtigkeit und Frieden") getöteten Menschen in einer Linie aufreihen, wäre die Linie 173 km lang. Dies entspricht der Entfernung von Bogota nach Tunja, von Popayan nach Cali oder größer als der Abstand zwischen Bern und Genf.
Die Mitglieder des Organisationskomitees, sowie Tausende von Menschen der sozialen und politischen Organisationen, sowohl in Kolumbien und als auch im Ausland, sind sich darin einig, dass der kolumbianische Konflikt nicht durch Krieg gelöst werden kann. Wir halten es für notwendig, weiterhin Möglichkeiten zu erkunden, die zu einer politischen Lösung des Konflikts führen, in der die Rechte des kolumbianischen Volkes auf ein menschenwürdiges Leben in Frieden und Demokratie garantiert sind.
• Die Basis zu schaffen, zur Suche von Szenarien für eine politische Lösung des Konflikts und den Bemühungen in diese Richtung.
• Den Kolumbianern in Europe zu erlauben, aktiv am Prozess der Suche einer politischen Lösung mit sozialer Gerechtigkeit teilzunehmen.
Asociación Maloka, Neuchâtel : 78 9287134 |
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• Den Konflikt in Kolumbien international sichtbar machen.
Programm
• Territorium, Souveränität und soziale Konflikte.

