INTERVENTIONS
Piedad Córdoba: Los grandes desafÃos para la paz en ColombiaPierre-Yves Oppikofer, SolidaritéSMesdames, Messieurs,
Chères et chers camarades, Je vous adresse au nom de solidaritéS, nos salutations fraternelles et vous transmets nos souhaits pour que ces trois journées de la Rencontre ouvre la voie à un processus, espérons le inédit, qui puisse conduire à une résolution pacifique et négociée de l’interminable conflit armé qui sévit en Colombie. En tant qu’organisation politique intervenant en Suisse dans une perspective internationaliste, notre tâche politique consiste à œuvrer ici et maintenant pour apporter notre solidarité aux peuples de Colombie, en particulier aux Colombien-ne-s qui ont été contraint de quitter leur pays pour échapper à la violence du gouvernement de ce pays, des paramilitaires et des classes dominantes. Notre tâche consiste également à intervenir auprès du gouvernement suisse pour qu’il cesse de soutenir directement ou indirectement, notamment sur le plan de la politique économique internationale de la Suisse, le régime politique oppresseur en Colombie. De même, notre tâche est de tenter de mettre en question et si possible d’enrayer les décisions stratégiques des sociétés transnationales suisses qui réalisent une partie de leurs profits en Colombie en bénéficiant ouvertement du régime oppresseur de ce pays. A cet égard, nous voudrions souligner 4 facteurs historiques structurels qui caractérisent la situation politique et socio-économique de la Suisse et ses relations avec un pays tel que la Colombie et qui structurent le système de domination des classes possédantes en Suisse. Ces facteurs déterminent non seulement la politique interne de la Suisse mais également ses relations avec les pays du Sud, comme la Colombie. Ces 4 tendances lourdes sont 1)- la politique de neutralité. Celle-ci est historiquement directement au service de l’impérialisme suisse, un impérialisme masqué et feutré, dont la très grande majorité de nos concitoyens n’en ont que très peu ou pas du tout conscience. En effet, la Suisse n’a jamais eu de colonie, n’a pas participé à des guerres coloniales. Masquée derrière la politique de neutralité (non intervention de la Suisse dans les conflits armés), les capitalistes suisses avancent masqués, quai invisibles, derrière les grandes puissances (GB, USA,FR,Al). Cela dure depuis plusieurs siècles. Cela a notamment commencé au XVII siècle avec le commerce triangulaire et l’exploitation des esclaves enlevé de force en Afrique dans des domaines agricoles et miniers en Amérique du Sud auquel ont participé des capitalistes de plusieurs cantons suisses. Aujourd’hui les multinationales suisses font partie du petit nombre des sociétés qui dominent le monde dans l’industrie, la banque, le négoce de matières premières et la gestion de fortune. Comparativement à la petitesse de sa population, la Suisse occupe une place très élevée dans les investissements directs à l’étranger (4ème rang mondial en terme de volume des investissements nets à l’étranger). 2,2 millions de travailleurs salariés sont exploités pas des multinationales suisses à l’étranger (bien plus du double de la main d’œuvre qu’elles occupent en Suisse). Or, La politique de neutralité qui comprend celle des « Bons offices » et la « politique humanitaire » permet à l’impérialisme suisse de pas apparaître tel quel aux yeux de la population suisse ainsi que celles des pays capitalistes dépendants (cette remarque n’enlève rien au constat de l’utilité que les Bons Offices peuvent parfois offrir). C’est dans ce contexte qu’il faut évoquer l’Accord de libre échange signé le 25 novembre 2008 entre la Suisse (et l’AELE) et la Colombie. Le rejet des demandes de ne pas ratifier cet accord sans qu’il n’y soit inscrit le respect des normes minimales du travail (Carlos Somaruga) et sans tenir compte des graves violations des doits humains en Colombie est plus que révélateur de cette tendance lourde la politique suisse : la priorité des priorité est le soutien actif aux intérêts des multinationales, lesquelles peuvent réaliser des profits en Colombie – et les rapatrier en Suisse - à l’abri d’un régime oppresseur dont le gouvernement des USA est le principal soutien politique et militaire. 2)- la politique de paix de travail : Plusieurs facteurs historiques expliquent que la possibilité pour les syndicats d’agir de manière indépendante et autonomes en Suisse a été soumise à de très fortes restrictions sur le plan interne. La conséquence a été une faiblesse considérable du droit du travail en Suisse et une attitude souvent complaisante et peu critiques de certains dirigeants syndicaux au sujet de l’exploitation de salariés dans les pays dépendants par les multinationales suisse dont le siège et en Suisse ainsi qu’à l’égard de l’industrie suisse d’exportation dans des pays où les droits humains sont piétinés. Bien sûr il faut nuancer cette remarque et tenir compte de la diversité des courants du mouvement syndical en Suisse. S’agissant de la Colombie, la mise en accusation de la multinationale Nestlé par le dépôt d’une plainte pénale à Zoug constitue une étape nouvelle. Pour le syndicat SINALTRAINAL, les dirigeants de Nestlé Cicolac en Colombie liés aux propriétaires fonciers de la région de Cesar et aux bandes paramilitaires sont responsables de l’assassinat du syndicaliste Luciano Romero, et la multinationale Nestlé, comme personne morale, est accusée d’être également responsable en vertu de l'art. 102 du code pénal suisse datant de 2003. Par cette action judicaire, Il s’agit de mettre fin à une impunité qui dure depuis des décennies. Notre tâche est dès lors très claire: établir un lien direct entre le combat pour que les multinationales suisses respectent les droits humains dans les pays ou elle investissent – notamment en soutenant le pétition de Droit sans frontière – et le combat pour la protection des droits syndicaux en Suisse, totalement insuffisante, même si les conséquences de leur violation ne sont évidemment pas les mêmes ici que là -bas. 3)- la politique du secret bancaire Destinée à protéger les riches qui fraudent le fisc, elle une caractéristique déterminante de la politique suisse. La législation suisse – et quels que soit les difficultés que les milieux de la finances rencontre aujourd'hui en raison de l’offensive politique du gouvernement américain contre le secret bancaire suisse - favorise toutes sortes d’évasions fiscales, de trafic douteux et de blanchiment d’argent sale. Selon les estimations les plus courantes, la place financière suisse occupe une place dominante à l’échelle mondiale dans le domaine de la gestion de fortune prive offshore (fortune gérée hors du pays d’origine), soit 30% du marché international. S’agissant de la Colombie, la Convention entre la Confédération suisse et la République de Colombie en vue d’éviter les doubles impositions en matière d’impôts sur le revenu et sur la fortune de 2007 ne prévoit que de manière très restrictive des échanges d’information indispensable pour lutter contre la fuite de capitaux en provenance de la Colombie et l’accord prévoit expressément que la législation interne de chaque pays, donc le secret bancaire suisse, doit être respecté (l'article 47 de la Loi fédérale sur les banques et les caisses d'épargne) 4) Politique discriminatoire envers les immigrés: La politique suisse ne consiste pas seulement à exploiter la main d’œuvre dans des pays pauvre, mais également à faire venir en Suisse de travailleurs étrangers pour les exploiter férocement en les privant de droit, en autre de droits politiques, en les maintenant dans la précarité grâce à un système complexe de permis de séjour prévu par un législation d’exception (loi sur les étrangers et loi sur l’asile). Il y a en Suisse environ 1,8 millions d’immigrés, dont la plupart sont des travailleurs salariés, et également 200'000 travailleur sans aucuns droits, parce que sans papiers, et parmi lesquels on retrouve des Équatoriens, et des Colombiens. Pour être complet je devrai mentionner une 5ème tendance lourde, la politique de défense nationale (mais je n’ai pas le temps de l’évoquer ici) Pour résumer, les 4 facteurs historiques structurels que je viens d’évoquer concernent aussi bien la politique suisse sur le plan interne que sur le plan externe. Ils constituent le cadre structurel dans lequel nous agissons en tant que solidaritéS. Ces 4 tendances lourdes sont soutenues et cultivées par la politique du Conseil fédéral, gouvernement de coalition soumis au bloc bourgeois et par l’action propre des grandes organisations patronales suisses. Notre immense tâche est de 1 ) tenter avec obstination de résister à ces tendances lourdes 2) de créer les conditions politiques pour les renverser, les transformer. C’est de cette manière, qu’en plus de nos tâches de solidarité immédiate avec les populations exploitées et opprimées de Colombie, nous pourrons espérer favoriser l’aboutissement d’un processus visant à établir une solution négociée au conflit en Colombie, lequel ne prendra tout son sens et sa solidité, que si, à son tour, il ouvre également une voie vers une société plus égalitaires et démocratique en Colombie. En somme, agir dans le sens de la recommandation que Che Guevara aurait faite à Jean Ziegler en 1969 : « Tu es né ici... alors c'est ici que tu devras combattre le monstre... ce qui est bénéfique pour vous et pour nous ". Lausanne/21.3.2012/pyo Ramiro Orejuela AguilarAbogado colombiano del Colectivo socio- juridico Orlando Fals Borda que trabaja en defensa de derechos humanos y presos politicos InterviewCUAL ES LA SITUACION ACTUAL DE LOS PRESOS POLITICOS QUE HAY EN COLOMBIA ?  Lo primero que queremos dar a conocer a al opinion publica mundial  que en Colombia realmente existen miles de compatriotas que son prisioneros politicos y prisioneros de guera. En donde en las carceles colombianas ; miles de campesinos, luchadores populares, defensores de derechos humanos y obreros se encuentran presos por cuenta del regimen colombiano por el delito de pensar. Por el contrario, la constitucion garantiza el derecho de pensar que el gobierno no respecta este articulo de ley. Disfrazando la persecusion a los que piensan diferente acusandolos en la mayoria de las veces de TERRORISTAS O GUERRILLEROS.CUENTENOS COMO ES LA PROBLEMATICA DEL ENCARCELAMIENTO DE LOS PRISIONEROS DE OPINION CON DELICUENTES COMUNES, MILITARES Y PARAMILITARES ? Es una tactica que se viene empleando ahora es que los que son acusados de rebelion o de pertencer a grupos que estan en oposicion al gobierno, que son rebeldes muchos pero que la gran mayoria no lo son, pero ; si son opositores al gobierno, los mezclan con bandas paramilitares que estan tambien presas, por las negociaciones que tienen con el ejercito, que puede generar homicidios o masacres terribles dentro de las carceles. Generando un caos terrible. El gobierno esta empeñado en desconocer el caracter politico de estos prisioneros y los quiere convertir como si fueran terroristas y entonces les da un tratamiento de delicuentes comun y corriente y en esas condiciones se quiere desligitmar la luchar popular desconocer que la gran mayoria de los prisioneros politicos son luchadores, opositores del gobierno, que hacen protesta social, que realizan huelgas, que paralizan calles porque es parte de la protesta, pero ; los criminaliza y los mete a la carcel, acusandolos de delitos de terrorismo. A parte de encarcelar a muchisimos opositores politicos, tambien las bandas paramilitares al servicio del ejercito colombiano y de los organismos de seguridad del estado siguen asesinando a miles de colombianos, no solo los eliminan fisicamente ; asesinandolos o desapareciendolos mediante torturas horrorosas sino tambien encarcelandolos y muchos miles de ellos han tenido que salir al exilio como en Suiza y en muchos paises de europa huyendo por motivos politicos. CUAL ES SU OPINION DE LA EXTRADICION DE CIUDADANOS COLOMBIANOS A LOS USA O A OTROS PAISES ? El gobierno colombiano ha utilizado en alianza con los Estados Unidos el tratado de extradicion en donde a los luchadores populares colombianos se los llevan a pagar muchisimos años de carcel en las carceles de los USA, juzgados por jueces norteamericanos, con fiscales norteamericanos, con pruebas norteamericanas, muchos campesinos que jamas en su vida han estado en los USA los han llevado amarrados, enjaulados como fieras a pagar condenas en carceles gringas. ES CIERTO QUE LOS PRISIONEROS DE OPINION JAMAS VEN EL SOL EN LAS CARCELES NORTEAMERICANAS ? Si tenemos el caso de Simon Trinidad que era un combatiente de las FARC, que es un grupo insurgente opositor al gobierno colombiano, las autoridades colombianas lo entregaron el 31 de diciembre 2004 hasta el dia de hoy no se le ha permitido ver el sol. PUEDE UD. EXPLICARLE A LA OPINION PUBLICA AQUI EN SUIZA LA DIFERENCIACION , LAS FORMAS DE TRATAMIENTO QUE REALIZAN LAS AUTORIDADES NORTEAMERICANAS CON LOS PRISIONEROS DE OPINION, LOS JEFES DEL NARCOTRAFICO Y LOS PARAMILITARES QUE HAN SIDO EXTRADITADOS A LOS USA ? Nosotros como colectivo de abogados nos oponemos a la extradiccion de cualquier colombiano, sin embargo con estos narcotraficantes han generado un especie de pacto en donde a cambio de dinero, los narcos como tienen mucho dinero a traves del negocio sucio del narcotrafico, este dinero se queda en los bancos norteamericanos, los narcotraficantes pagan una cierta cantidad de sus millones de dolares y las penas son minimas ; por ejemplo penas de 3 años, 2 años de seis meses, algunos inclusive los dejan en libertad condicional, los narcotraficantes salen de prision y pasan a disfrutar de sus inmensas riquezas conseguidas fraudulentamente mediante el crimen y quedan sus delitos pagados ! Mientras que a los luchadores desde luego que no les aceptan ninguna clase de negociacion porque no tienen nada que negociar con los USA, los condenan a penas de 60 años, como en el caso de Simon Trinidad. HOY DIA SE HABLA EN COLOMBIA DE UNA HUELGA A NIVEL NACIONAL DE LOS PRISIONEROS DE OPINION, UNA HUELGA DE HAMBRE ; QUE SE PUEDE HACER DESDE LA ESFERA INTERNACIONAL ? Debido a las condiciones infrahumanas, de hacinamiento, de falta de salud, falta de educacion, violacion del derecho a la defensa en las carceles colombianas hay aproximadamente 600 prisioneros politicos en huelga de hambre protestando para que el gobierno les mejore sus condiciones, tal como lo manda la constitucion y la ley, porque el gobierno tiene los recursos para darles mejores condiciones de vida en las carceles colombianas y estos dineros son robados por los funcionarios del estado. El llamado que hacemos a la comunidad nacional e internacional es que solidaricen con estos colombianos que estan privados de la libertad por razones politicas ; enviando comunicados al gobierno colombiano, exigiendo la libertad, exigiendo mejores condiciones, exigiendo una visita internacional para que constate y verifique las condiciones en que viven estos presos y poder sacar esas denuncias, para que el gobierno respecte los derechos humanos que esta violando en contra de los prisioneros politicos. BORIS DUARTE VOCERO DE LA MANEVocero de la Mesa Amplia Nacional Estudiantil Interview La MANE es fruto de la unidad del movimiento estudiantil colombiano. Gracias a la protesta y la propuesta se ha constituido como el referente más importante del mismo. MABEL ANDRADEREPRENTANTE DEL ESPACIO REGIONAL DE PAZ LOCALIZADO EN EL SUROCCIDENTE COLOMBIANO EN EL DEPARTAMENTO DEL CAUCA InterviewQUE ES EL ESPACIO REGIONAL DE PAZ ? ESTAS ACCIONES COLECTIVAS DE QUE TIPO SON ? ES QUE LAS PARTES EN CONFLICTO ; EL GOBIERNO Y LA INSURGENCIA LOS RECONOCEN  COMO INTERLOCUTORES A USTEDES ? LA INSURGENCIA RESPETA LAS FORMAS ORGANIZATIVAS Y DE AUTORIDAD ? CUAL ES LA SITUACION DE LA MUJER EN LA PARTE DEL CONFLICTO ? UN MENSAJE A LAS MUJERES DE LA DIASPORA COLOMBIANA ? GORKA ELEJABARRIETAIZQUIERDA ABERTZALENo existen dos conflictos iguales, y por tanto no existe un modelo de resolución calcable o exportable tal cual a otros escenarios. Cada conflicto tienes sus peculiaridades y su proceso de resolución es único. Sin embargo existen una serie de pautas que un proceso ha de cumplir para garantizar su éxito. Un proceso se ha de realizar en condición de igualdad entre las partes, basado en el dialogo, negociación y el acuerdo. Mi objetivo en esta exposición es daros unas cuantas claves de cómo hemos llegado hasta aquà y cuales son los retos mas importantes a futuro. El conflicto polÃtico que vive nuestro pueblo se debe a la negación de los estados español y francés a reconocer a Euskal Herria (PaÃs Vasco) como sujeto polÃtico de pleno derecho. Es importante comprender esto, porque todo lo demás proviene o deriva de esa primera negación. En nuestra estrategia polÃtica de los últimos 50 años siempre hemos considerado que solo existe una manera de resolver ese conflicto polÃtico: a través del dialogo y la negociación polÃtica entre todas las partes enfrentadas en el mismo. Nunca se ha considerado viable la victoria militar, y siempre se ha pensado que tenÃamos fuerzas y arraigo suficientes en Euskal Herria como para evitar también la derrota militar. No pensamos por tanto que un escenario de vencedores y vencidos haya sido o sea posible. Creemos en un proceso en el que todas las partes se sientan vencedores, solo asà podremos construir un escenario de paz y democracia duraderas. Tras la transición española (oportunidad histórica perdida para resolver el conflicto vasco) se han dado tres intentos serios de resolución del conflicto polÃtico en EH: Negociaciones de Argel: conversaciones y negociaciones entre ETA y el estado español al final de la década de los 80. Y volvemos al punto inicial de mi presentación, a la definición del conflicto. El conflicto polÃtico es entre el pueblo vasco y los estados español y francés que se niegan a reconocer sus derechos. Por tanto la resolución del conflicto corresponde al pueblo vasco o sus representantes polÃticos, no a ETA. Esta conclusión es fruto de la reflexión interna de la propia ETA a principios de los 90 y ha tenido una influencia capital en los posteriores esfuerzos para resolver el conflicto. Lizarra-Garazi: Proceso que se da una década mas tarde que el anterior y que resulta en su metodologÃa sustancialmente diferente del primero. Este es un proceso entre las fuerzas polÃticas nacionalistas y progresistas del paÃs vasco. Fracasa igualmente. Pero el paso ya esta dado. La comprensión y teorización por parte del MLNV en torno a la resolución dialogada del conflicto trae consigo una propuesta metodológica práctica de cómo afrontar el proceso de resolución del conflicto, en la que fue conocida como la propuesta de Anoeta, presentada públicamente a finales del 2004. En ella se definen de manera muy concreta el tipo de proceso de dialogo y el papel que en el corresponde a cada sujeto. Brevemente a traves de la propuesta de Anoeta desde la Izquierda Abertzale proponemos que se tiene que dar un proceso de resolución con dos espacios de dialogo y negociaciones diferentes:
Esta metodologÃa si bien es públicamente denostada por la mayorÃa de las fuerzas polÃticas, es privadamente aceptada y es de facto el esquema que se aplica en el anterior proceso de resolución del conflicto. Proceso que oficialmente se desarrolla durante el 2006 y 2007. Sin entrar en los detalles o razones que llevaron al colapso de ese proceso dos apuntes. Se esta muy cerca de llegar a un acuerdo. Su conclusión abre un periodo de debate interno profundo en el liderazgo del MLNV. Como he mencionado a la conclusión del proceso se abre un periodo de debate interno en el cual se hace balance del proceso que acaba de concluir y se intenta acordar o definir la táctica y estrategia para alcanzar nuestros objetivos. Se ve que dentro de nuestro movimiento existen principalmente dos visiones: Una que considera que el proceso resolutivo anterior fracasó por la falta de voluntad del estado español, y que ante esa falta de voluntad que persiste no existen condiciones objetivas para plantear con garantÃas de éxito la resolución del conflicto, por lo que resulta necesario ahondar en una estrategia de confrontación y defensa de lo logrado hasta ese momento. Otra que achaca el fracaso del proceso a una multitud de factores incluyendo la falta de voluntad del gobierno español pero no solo, y que considera que existen condiciones objetivas para afrontar la fase resolutiva del conflicto, y que para ello es momento de pasar de una estrategia de defensa a otra ofensiva, en la que la acumulación de fuerzas resulte el pilar fundamental. Aun y existiendo visiones diferentes se consigue desarrollar y concluir el debate sin que se de ninguna ruptura en el movimiento y de manera mayoritaria los activistas refrendan la segunda visión o lectura, la cual apuesta por pasar a una fase ofensiva de acumulación de fuerzas, para lo cual resulta evidente que hay que actualizar la táctica y formas de lucha, optando de manera explicita por métodos exclusivamente pacÃficos. Unilateralidad. Siendo conscientes que el gobierno español esta más cómodo gestionando las consecuencias del conflicto polÃtico que afrontando su resolución, se decide comenzar el mismo de manera unilateral, sin previo acuerdo de ninguna clase con las partes. El proceso de debate se traslada a las bases de manera inclusiva y democrática, participan en el mas de 6600 activistas en condiciones difÃciles, ya que no hay que olvidar que la Izquierda Abertzale continua siendo ilegal, y en febrero del 2010 se presentan las conclusiones de las decisiones adoptadas a través del documento Zutik Euskal Herria (En pie Euskal Herria). Reforzar nuestra estructura y apoyo popular. Logro de acuerdos con resto de fuerzas nacionalistas y progresistas: Acuerdos democráticos en torno a la resolución del conflicto. Lograr implicar a la comunidad internacional en la resolución del conflicto. En ese contexto se produce la declaración de Bruselas el 29 marzo del 2010. Declaración promovida por el sudafricano Brian Currin, en la cual destacadas personalidades de la comunidad internacional hacen un llamamiento: Dan la bienvenida a las conclusiones adoptadas por la Izquierda Abertzale en su proceso de debate, ya que consideran que es una decisión positiva para la resolución del conflicto. Demandan a ETA un alto el fuego permanente e internacionalmente verificable Piden al gobierno español que responda de manera positiva. Esta declaración refuerza la posición de la izquierda abertzale. De esta declaración surge la semilla para la creación del Grupo Internacional de Contacto, un grupo de expertos cuyo mandato es: Promover la legalización de la izquierda abertzale. Facilitar un dialogo entre las partes y si requerido mediar en dicho dialogo. Comisión internacional de verificación. Junio 2010 acuerdo con EA y en Enero 2011 acuerdo con Alternativa. Mayo 2011 Bildu, coalición en la que participa la izquierda abertzale obtiene unos resultados históricos en el sur del paÃs. Declaración, hoja de ruta 5 puntos: Demanda a ETA el cese definitivo de sus acciones armadas y que pida dialogo a los gobiernos español y francés para acordar las consecuencias del conflicto. Pide a los gobiernos español y francés que den la bienvenida a dicha declaración de ETA y acuerden dialogar con ETA sobre las consecuencias del conflicto. Reconciliación, reconocimiento de todas las victimas. Dialogo para resolver las consecuencias del conflicto. Creación de un comité de seguimiento. 20 Octubre ETA declara el cese definitivo de sus acciones armadas 20 Noviembre Amaiur una coalición que incluye a la Izquierda Abertzale, Aralar, EA y Alternatiba obtiene unos resultados fenomenales La comunidad internacional ha jugado un papel muy importante en el proceso. Ha sido facilitador y mediador, en épocas de crisis ha puesto en marcha mecanismos para intentar superar los bloqueos. ¿Ahora que? Para ello resulta de vital importancia que: Legalización TodavÃa no hemos logrado nuestros objetivos. Es verdad que el conflicto polÃtico persiste, que los presos vascos continúan en prisión, aun no se ha arreglado nada. Pero en dos años y gracias a nuestro cambio de estrategia e iniciativas polÃticas hemos conseguido crear un escenario que favorece la creación de espacios multilaterales para la resolución y hemos conseguido aglutinar importantes sectores de la sociedad vasca a favor de la resolución del conflicto. «Mientras nosotros hemos sido capaces de desgastar sus marcos, ellos han sido capaces de bloquear la dinámica que permite construir uno nuevo». Sin embargo, lo relevante estratégicamente, a juicio del dirigente independentista, residÃa en que «las condiciones para el cambio polÃtico y social» estaban dadas en Euskal Herria. Message d’ouverture Pierre Zwahlen, Parti socialiste vaudoisDéputé président de la commission de solidarité internationale  Lausanne, 23 mars 2012 Mesdames, Messieurs, Permettez-moi d’abord de féliciter les organisatrices et organisateurs pour l’initiative de cette encontre pour la paix et une solution politique en Colombie, au nom des socialistes vaudois. Cette rencontre, vous la convoquez à un moment important de l’histoire de votre pays. Les derniers mois ont connu des appels au dialogue, à la recherche de la paix comme rarement auparavant. Tant du gouvernement que des principaux milieux insurgés. L’un des plus vieux conflits du monde trouvera-t-il une issue enfin, après bientôt 60 ans de combats, de massacres, de cruautés immondes ? Beaucoup d’entre vous, représentant-e-s de la diaspora colombienne, désirez contribuer aux solutions de demain, approfondir les voies possibles de tractations très difficiles, inspirer l’espoir, nourri peut-être de votre expérience personnelle des Etats où vous résidez. Vous savez mieux que personne combien l’immense majorité, vos proches restés au pays, veulent en finir avec la guerre. Mais comment faire, quand tant de haine s’est accumulée durant des décennies de tous côtés ? Comment s’y prendre, quand les familles portent presque chacune les deuils, les blessures physiques - et plus encore mentales - des violences exacerbées ? Par quoi commencer, quand les méfiances mutuelles sont si fortes, imprégnées des mensonges et des trahisons passées ? Vous osez le mot dialogue - bravo - quand chaque partie au conflit n’a jamais vraiment écouté l’autre, pour préserver ses intérêts stratégiques, idéologiques ou criminels. Oui, il faudra rappeler souvent que le vrai début de solution, c’est l’écoute de l’adversaire, la reconnaissance de ses douleurs immenses, la considération des victimes, la compréhension des revendications de l’ennemi. Négocier la paix, toutes les parties y perdront quelque chose : des territoires où l’on régnait en maîtres, des positions hiérarchiques, des ressources commerciales, etc. Le gouvernement comme les insurgés devront céder des conquêtes, des dominations. Ils devront abandonner des prérogatives, pour viser la paix et la justice sociale auxquelles aspirent les gens. J’étais en Colombie il y a deux ans, dans le Cauca et le Bolivar. J’ai entendu de nombreuses personnes, qui entendaient à raison défendre leurs droits, face à tant d’exactions. Trop court, mon séjour ne m’autorise pas à juger. Tout au plus à dire la beauté du pays, la détermination et le courage de ses habitants, la magnifique diversité des populations : indiennes des Andes, afro-colombiennes, blanches ou métissées. La paix ne saurait être laissée aux seuls négociateurs. Elle est déjà portée par d’importants secteurs de la société civile : des organisations autochtones, paysannes, syndicales, des ONG de coopération ou d’Eglises, des groupes de femmes, pour les droits humains, etc. Leur réseau, leur mobilisation influenceront largement un futur accord et la solidité de la paix conclue. La paix ne se complote pas. Ceux qui négocient doivent se savoir sous surveillance de la société civile. Il s’agit de répondre au besoin de tranquillité et de justice du peuple colombien. Très modestement, permettez d’évoquer quelques pistes, avec la candeur que peut avoir le citoyen que je suis, de ce côté de l’Atlantique. Vous aurez le temps d’en débattre, de compléter, de nuancer. Tous les camps comptent des narcotrafiquants. A la différence des leaders qui ont dit chercher le dialogue, les narcotrafiquants ou les bandes criminelles émergentes (bacrim) doivent être poursuivis encore et encore. Il faut terrasser ces mafias, de quel bord qu’elles soient à l’origine. Les solutions politiques passent par la reddition de toutes les armes, sous contrôle mixte (insurgés, autorités, société civile). Ex-soldats et anciens guerriers bénéficieront de programmes de formations, de réintégration sociale et professionnelle, tenant compte des erreurs commises antérieurement. Le retour des personnes déplacées par les conflits doit être favorisé, en soutenant la reconstruction des infrastructures communautaires. Les autochtones, les ethnies diverses disposeront de la reconnaissance et de l’égalité des droits. Une réforme agraire redistribuera aux paysans petits et moyens les terres de subsistance nécessaires. Le patriotisme colombien s’épanouira par les droits humains et la justice sociale. C’est sans doute une vision qui doit nous porter. Mais prenons aussi garde aux surenchères. N’accumulons pas les conditions initiales, avant de commencer à parler avec l’adversaire. Ne rendons pas la négociation impossible, avant de l’avoir ouverte. Ecoute, patience au préalable, nous l’avons dit. Pire encore : être capable de se mettre à la place de l’ennemi, de saisir sa perception des réalités, pour pouvoir concéder ensuite. Avant de terminer, un mot de la Suisse. Il y a des liens forts entre nos deux pays. Entreprises, ONG helvétiques, Comité international de la Croix-rouge s’activent en Colombie. Des exilés ou expatriés colombiens ont pris des responsabilités dans l’économie ou la recherche suisse. Nous sommes heureux du dénouement intervenu en faveur de Jean-Pierre Gontard. Le pouvoir judiciaire l’a non seulement blanchi en Colombie, il a aussi reconnu avec estime son travail d’intermédiaire impartial entre acteurs au conflit. Oui, la Suisse reste à disposition des parties pour faciliter les médiations souhaitées. Elle en a l’expérience, les personnes utiles, pour autant que les parties en sentent le besoin. Gens et ami-e-s de la Colombie, nous faisons des vÅ“ux pour le succès de vos travaux durant ces trois jours. Qu’ils aident à rapprocher des points de vue extrêmes et opposés, qu’ils facilitent le respect nouveau des uns et des autres, qu’ils sachent activer les voies de la paix - pour la Colombie toute entière que nous aimons. |


