PRESSE
EL RETO DE LA BUSQUEDA A LA SALIDA POLITICA AL CONFLICTO INTERNO POLITICO, SOCIAL Y ARMADO EN COLOMBIAEl fin de de semana del 23 al 25 de marzo, nos dimos cita en Lausana, Suiza, un gran número de organizaciones de exiliados y exiliadas, para intentar buscar herramientas con las que contribuir al reconocimiento del conflicto que propicie una salida política al mismo.
El panorama mostrado despues de la finalización del gobierno de Uribe, dejó grandes expectativas sobre las posibilidades de diálogo; el actual presidente Juan Manuel Santos, llegó con un discurso conciliador, dentro de la ley de restitución de tierras reconoció la existencia de un conflicto interno, conflicto que su antecesor se negó a reconocer durante ocho años de gobierno. Hecho por demás muy importante, puesto que para que se hable de salida del conflicto, éste debe reconocerse como tal. Sin embargo, a medida que pasa el tiempo, su discurso va recrudeciéndose y donde antes dijo diálogo, ahora dice guerra. Simplifica el conflicto interno a una condición puramente armada, partiendo de la errónea premisa de que una vez desaparezca el movimiento insurgente llegará la paz. No se debe desconocer que el conflicto interno colombiano es político, es social y es armado. Es político en cuanto que el estado utiliza la violencia política contra la oposición: persecución, amenazas, asesinatos, desaparición forzada, detenciones arbitraria; es decir, el exterminio del oponente político. Es social, en cuando el conflicto esta cimentado por el gran abismo de la desigualdad social, atizado por el desplazamiento forzado que se aplica a la población campesina, indígena y afro, con el objetivo de apoderarse de sus tierras y el menoscabo de los derechos mínimos de la población, es decir, la injusticia social. Es armado porque existen grupos insurgentes que han atendido al “supremo derecho a la rebelión”. 1 Por tanto para hablar de paz, debe hablarse de justicia social. El reconocimiento del conflicto interno, político, social y armado es imprescindible y nos encontramos con muchas trabas, una de ellas es la lista de organizaciones terroristas dictaminada por los Estado Unidos y firmada por la Unión Europea. Por tanto, una de las tareas a acometer es trabajar porque las organizaciones insurgentes salgan de esta lista, para propiciar un marco jurídico y beligerante que abra las puertas al diálogo. Por otro lado traer a colación documentos de índole legal y beligerante que fueron reconocidos y firmados por países amigos que han acompañado procesos como los “diálogos del Caguan”, del cual existe una agenda común del gobierno y la guerrilla de las FARC; los documentos de Cuba de 2002, entre el gobierno y la guerrilla del ELN, nos permiten demostrar que el conflicto interno es una realidad. Apuestas como: el diálogo es la ruta de Barrancabermeja; el Congreso sobre territorios y soberanía en Cali; el Congreso de los Pueblos, “Por la tierra y la paz en Colombia”; la Marcha Patriótica a celebrarse del 21 al 23 de abril, son pasos que nacen de la población civil en la búsqueda de su reconocimiento como componente esencial de la sociedad, como parte del conflicto y por tanto como voz y parte en la eventual salida política del mismo. La solución política al conflicto interno, nos lleva a trabajar por el reconocimiento de las y los presos políticos, víctimas de tortura permanente en las hacinadas cárceles colombianas, a retomar la agenda común de 1998, los documentos de cuba de 2002; a impulsar iniciativas de la población civil como las antes mencionados. El proceso de unidad es más que necesario para acometer esta monumental tarea. Así que una vez finalizado el encuentro, debatido sobre los puntos comunes y no comunes, charlados los tintos en el pasillo y disfrutado de los reencuentros, es hora de iniciar labores. En nosotros está que este encuentro quede como una anécdota más o aporte aunque sean dos granos de arena a la salida política. Es nuestra responsabilidad y nuestra deuda con todas y todos aquellos que pedieron más que estatus económico y social; hablamos de los y las que se han dejado la vida o han perdido la libertad en la búsqueda de un país en paz y con justicia social. 1Incluido explícitamente en la Declaración de los Derechos del Hombre y del Ciudadano; en la Declaración de Independencia de los Estados Unidos; en el la carta fundacional de las Naciones Unidas; En la Declaración Universal de los Derechos Humanos de 1948. Ramiro Orejuela AguilarAvocat colombien du Collectif Socio juridique Orlando Fals Borda, qui travaille pour la défense des Droit Humains et les prisonnier politiques InterviewQUELLE EST LA SITUATION ACTUELLE DE PRISONNIERS POLITIQUES EN COLOMBIE ? En premier, nous voulons faire savoir à l’opinion publique mondial qu’en Colombie existent réellement de milliers de prisonniers politiques et de guerre. Des milliers de paysans, des membres de la société civile, des défenseurs des droits humains et des travailleurs se trouvent prisonniers du régime Colombien pour le délit de penser.Cependant, la constitution garanti le droit à penser, article de loi que le gouvernement ne respecte pas. Cette persécution à ceux qui pensent est déguisée. On les accuse, la plus part du temps de terroristes ou de guérilleros. RACONTEZ-NOUS QUELLE EST LA PROBLEMATIQUE DES PRISONIERS D’OPINION. SONT-ILS VRAIMENT TRAITÉS COMME DES DELINQUENTS COMMUNS, MILITAIRES OU PARAMILITAIRES ? Une tactique qui s’utilise aujourd’hui est celle d’accuser de rébellion ou d’appartenance à des groupes armés qui sont en opposition au gouvernement a des membres de la société civile. La grande majorité ne font pas partie de ces groupes mais ne sont pas d’accord avec les agissements du gouvernement et ils revendiquent des droit enfreints. Ils se retrouvent en prison nez à nez avec des bandes paramilitaires, ce qui génère des homicides voir des terribles massacres à l’intérieur des prisons, et un terrible chaos. Le gouvernement s’applique à ignorer le caractère politique de ces prisonniers et il veut les transformer, face à l’opinion publique, en terroristes. Ils reçoivent du gouvernement le traitement destiné aux délinquants communs. La lutte populaire est présentée comme illégitime. Le fait que la grande majorité des prisonniers fait tout simplement partie de l’opposition est caché. Beaucoup ont participé à des grèves ou bien occupé une rue en signal de protestation ce qui leur a valu d’être emprisonnés et accusés de terrorisme. En plus de la mise en prison d’innombrables membres de l’opposition politique, des bandes paramilitaires en rapport avec l’armée et d’autres services de sécurité colombiens assassinent, torturent et font disparaître de milliers de colombiens, non seulement physiquement. Des milliers de colombiens on du s’exiler. QUELLE EST VOTRE OPINION SUR LES CITOYENS COLOMBIENS AUX USA ET A D’AUTRES PAYS ? Le gouvernement colombien, de concert avec les Etas Unis a interprété le traité d’extradition faisant que des nombreux leaders populaires colombiens se voient condamnes à de très longues peines dans les prisons des USA. Ils sont jugés par des juges des Etas Unis, avec des procureurs et avec des preuves présentées par ce pays. Des nombreux paysans - qui ne sont jamais allés aux Etas Unis - ont été extradés, attachés et enfermés dans des cages, pour aller purger des peines dans les prisons des USA. EST-IL VRAI QUE LES PRISONNIERS D’OPINION N’ONT JAMAIS VU LE SOLEIL DANS LES PRISONS DES ETAS UNIS ? Prenons le cas de Simon Trinidad, ancien combattent des FARC, le groupe insurgent opposé au gouvernement colombien : Il a été envoyé par les autorités colombiennes le 31 décembre 2004 et n’a pas vu le soleil jusqu’aujourd’hui. POUVEZ VOUS EXPLIQUER A L’OPINION PUBLIQUE, ICI EN SUISSE, QUEL SONT LES DIFFERENCE DANS LE TRAITEMENT DONNE PAR LES ETAS UNIS AUX PRISONNIERS D’OPINION, LES CHEFS DU NARCOTRAFIQUE ET LES PARAMILITAIRES EXTRADITÉS AUX USA ? Nous, en tant que collectif d’avocats, nous opposons à l’extradition de n’importe quel colombien. Les narcotrafiquants ont recours à une espèce de pacte en échange d’énormes sommes d’argent, provenant du trafique de drogues qui reste dans les banques des Etas-Unis. Les narcotrafiquants payent des millier de dollars et ils obtiennent de peines minimales du genre 3 ans, 2 ans, 6 mois ou encore la liberté conditionnelle. Ils sortent de prison pour jouir de leur immense richesse, obtenue de manière criminelle, et lavés de toute faute ! Par contre, dans le cas des insurgents, il n’y a pas de négociation, et ils sont condamnés à de très longues peines, 60 ans dans le cas de Simón Trinidad. AUJOURD’HUI A LIEU UNE GREVE NATIONALE DES PRISONNIERS D’OPINION, UNE GRÈVE DE FAIM. QUE PEUT-ON FAIRE DEPUIS LA SPHÈRE INTERNATIONALE ? Plus de 600 prisonniers sont entrés en grève depuis le 21 mars 2012 à cause des conditions infrahumaines, de sur-agglutination, d’insalubrité, d’abandon et de violation du droit à la défense. Ils demandent au gouvernement des conditions de vie convenables, tel qu’établi par la constitution car le pays compte avec les ressources nécessaires, détournés par des fonctionnaires de l’état. L’appel à la communauté internationale est celui de la solidarité avec ces colombiens privés de liberté pour des raison politiques : en envoyant des communiqués au gouvernement colombien qui exigent la liberté des prisonniers d’opinion et des meilleurs conditions de vie. La vérification des plaintes et des conditions de vie dans les prisons colombiennes, par une Commission International d’Observation des Droit Humains aux les prisons colombiennes a été adressée aux ministre de la Justice et du Droit- Il a répondu qu’Colombie « n’existent pas des prisonniers politique ni de guerre » Il a demandé a prouver la « nature juridique de cette Commission » et à délimiter l’étendue de cette visite. Une fois ces conditions remplies, la visite humanitaire a été approuvée puis aussitôt annulée, sous prétexte que l’intention de la visite n’était pas celle invoquée et que l’admission de la Commission était du ressort du Président de la République, vues les déclarations et l’engagement des FARC à faire une libération unilatérale de 10 militaires retenus et la proposition aux autorités suprêmes de l’aperture d’un dialogue et de la négociation politique du conflit. Cette catégorie de personnes privées de liberté doit être considérée à part entière comme une des composantes importantes, dans la recherche de la paix et de la solution au conflit. Ramiro Orejuela AguilarAbogado colombiano del Colectivo socio- juridico Orlando Fals Borda que trabaja en defensa de derechos humanos y presos politicos InterviewCUAL ES LA SITUACION ACTUAL DE LOS PRESOS POLITICOS QUE HAY EN COLOMBIA ? Lo primero que queremos dar a conocer a al opinion publica mundial que en Colombia realmente existen miles de compatriotas que son prisioneros politicos y prisioneros de guera. En donde en las carceles colombianas ; miles de campesinos, luchadores populares, defensores de derechos humanos y obreros se encuentran presos por cuenta del regimen colombiano por el delito de pensar. Por el contrario, la constitucion garantiza el derecho de pensar que el gobierno no respecta este articulo de ley. Disfrazando la persecusion a los que piensan diferente acusandolos en la mayoria de las veces de TERRORISTAS O GUERRILLEROS.CUENTENOS COMO ES LA PROBLEMATICA DEL ENCARCELAMIENTO DE LOS PRISIONEROS DE OPINION CON DELICUENTES COMUNES, MILITARES Y PARAMILITARES ? Es una tactica que se viene empleando ahora es que los que son acusados de rebelion o de pertencer a grupos que estan en oposicion al gobierno, que son rebeldes muchos pero que la gran mayoria no lo son, pero ; si son opositores al gobierno, los mezclan con bandas paramilitares que estan tambien presas, por las negociaciones que tienen con el ejercito, que puede generar homicidios o masacres terribles dentro de las carceles. Generando un caos terrible. El gobierno esta empeñado en desconocer el caracter politico de estos prisioneros y los quiere convertir como si fueran terroristas y entonces les da un tratamiento de delicuentes comun y corriente y en esas condiciones se quiere desligitmar la luchar popular desconocer que la gran mayoria de los prisioneros politicos son luchadores, opositores del gobierno, que hacen protesta social, que realizan huelgas, que paralizan calles porque es parte de la protesta, pero ; los criminaliza y los mete a la carcel, acusandolos de delitos de terrorismo. A parte de encarcelar a muchisimos opositores politicos, tambien las bandas paramilitares al servicio del ejercito colombiano y de los organismos de seguridad del estado siguen asesinando a miles de colombianos, no solo los eliminan fisicamente ; asesinandolos o desapareciendolos mediante torturas horrorosas sino tambien encarcelandolos y muchos miles de ellos han tenido que salir al exilio como en Suiza y en muchos paises de europa huyendo por motivos politicos. CUAL ES SU OPINION DE LA EXTRADICION DE CIUDADANOS COLOMBIANOS A LOS USA O A OTROS PAISES ? El gobierno colombiano ha utilizado en alianza con los Estados Unidos el tratado de extradicion en donde a los luchadores populares colombianos se los llevan a pagar muchisimos años de carcel en las carceles de los USA, juzgados por jueces norteamericanos, con fiscales norteamericanos, con pruebas norteamericanas, muchos campesinos que jamas en su vida han estado en los USA los han llevado amarrados, enjaulados como fieras a pagar condenas en carceles gringas. ES CIERTO QUE LOS PRISIONEROS DE OPINION JAMAS VEN EL SOL EN LAS CARCELES NORTEAMERICANAS ? Si tenemos el caso de Simon Trinidad que era un combatiente de las FARC, que es un grupo insurgente opositor al gobierno colombiano, las autoridades colombianas lo entregaron el 31 de diciembre 2004 hasta el dia de hoy no se le ha permitido ver el sol. PUEDE UD. EXPLICARLE A LA OPINION PUBLICA AQUI EN SUIZA LA DIFERENCIACION , LAS FORMAS DE TRATAMIENTO QUE REALIZAN LAS AUTORIDADES NORTEAMERICANAS CON LOS PRISIONEROS DE OPINION, LOS JEFES DEL NARCOTRAFICO Y LOS PARAMILITARES QUE HAN SIDO EXTRADITADOS A LOS USA ? Nosotros como colectivo de abogados nos oponemos a la extradiccion de cualquier colombiano, sin embargo con estos narcotraficantes han generado un especie de pacto en donde a cambio de dinero, los narcos como tienen mucho dinero a traves del negocio sucio del narcotrafico, este dinero se queda en los bancos norteamericanos, los narcotraficantes pagan una cierta cantidad de sus millones de dolares y las penas son minimas ; por ejemplo penas de 3 años, 2 años de seis meses, algunos inclusive los dejan en libertad condicional, los narcotraficantes salen de prision y pasan a disfrutar de sus inmensas riquezas conseguidas fraudulentamente mediante el crimen y quedan sus delitos pagados ! Mientras que a los luchadores desde luego que no les aceptan ninguna clase de negociacion porque no tienen nada que negociar con los USA, los condenan a penas de 60 años, como en el caso de Simon Trinidad. HOY DIA SE HABLA EN COLOMBIA DE UNA HUELGA A NIVEL NACIONAL DE LOS PRISIONEROS DE OPINION, UNA HUELGA DE HAMBRE ; QUE SE PUEDE HACER DESDE LA ESFERA INTERNACIONAL ? Debido a las condiciones infrahumanas, de hacinamiento, de falta de salud, falta de educacion, violacion del derecho a la defensa en las carceles colombianas hay aproximadamente 600 prisioneros politicos en huelga de hambre protestando para que el gobierno les mejore sus condiciones, tal como lo manda la constitucion y la ley, porque el gobierno tiene los recursos para darles mejores condiciones de vida en las carceles colombianas y estos dineros son robados por los funcionarios del estado. El llamado que hacemos a la comunidad nacional e internacional es que solidaricen con estos colombianos que estan privados de la libertad por razones politicas ; enviando comunicados al gobierno colombiano, exigiendo la libertad, exigiendo mejores condiciones, exigiendo una visita internacional para que constate y verifique las condiciones en que viven estos presos y poder sacar esas denuncias, para que el gobierno respecte los derechos humanos que esta violando en contra de los prisioneros politicos. BORIS DUARTE UN PORTE-PAROLE DE LA MANEInterviewLa MANE c'est le fruit de l'unité du mouvement étudiant colombien. Grâce à la protestation et à la proposition il s'est constitué comme le référent le plus important pour ce secteur de la population.Le programme minimal de la MANE contemple : financement, démocratie et autonomie, bien-être, qualité académique, libertés démocratiques, rapport université-société. QU'EST-CE QUE LA MANE ? C’est la Table Ample Nationale Étudiante, scène de confluence de tous les étudiants colombiens, des organisations, des collectifs culturels et en général de tout étudiant décidé à s’organiser avec ses pairs pour la transformation de l'éducation en Colombie. La MANE est composée par 25 porte-parole. La MANE naît en 2005 et commence à se consolider en 2010, année dans laquelle elle sort à la lumière publique, convoque aux mobilisations étudiantes et à la Grève National. COMMENT NAIT LA MANE ? C'est le résultat d'un processus d'apprentissage et de création d’un savoir-faire politique dans le mouvement étudiant. Elle naît il y a environ 5 ans lorsque nous avons risqué quelques premières idées face à nécessité d'explorer des nouvelles formes organisatrices au niveau local et national qui permettraient de résoudre fondamentalement deux questions. D'abord, résoudre l'antagonisme et la rivalité entre organisations estudiantines et une seconde, construire un vaste espace, au-delà des groupes politiques organisés. QUELLE A ÉTÉ LA RÉPERCUSSION AU NIVEAU NATIONAL EN COLOMBIE DE LA MOBILISATION DE LA MANE ? La répercussion peut se mesurer de plusieurs manières: je crois que la principale est le fait d'avoir réussi à arrêter la réforme à la Loi 30 que le Président Juan Manuel Santos voulait, donc, la loi qui règle le système général de l’éducation supérieure. Cela a permit que les portes fussent ouvertes à la construction d'une politique publique alternative d'éducation et évidemment à l'articulation d'une loi qui règle l'éducation supérieure en Colombie. QU'EST-CE QUE LA LOI 30 ? C'est une loi qui est approuvée en 1992, après le processus d’ouverture économique du pays durant le gouvernement Gaviria où les bases du système financier s’imposent sur le schéma de gouvernement des universités. Ce sont les bases d’un processus de néo-libéralisation et privatisation de l'université. La réforme souhaitée par le président Santos était une réforme qui allait dans le sens de la loi 30 qui cherchait à approfondir le modèle en accélérant fondamentalement le processus de privatisation. QUELLE SONT LES PERSPECTIVES DE LA MANE AUJOURD'HUI EN COLOMBIE ? Face au défi historique qu’avons les étudiants en ce moment, nous souhaitons construire vers octobre 2012, ou bien avant, une proposition de politique publique alternative, de droit et d'éducation alternative. Et, évidemment, maintenir un contact et un travail unitaire avec le mouvement social colombien : avec les travailleurs, les indigènes et les paysans dans l'idée d'avancer dans les grandes transformations qui requiert le pays. Nous allons avoir quelques journées mensuelles de mobilisation; des forums dans toutes les universités à partir desquels nous allons recueillir les propositions pour une nouvelle loi d'éducation. En avril prochain il y aura une journée de mobilisation très importante à Cartagena dans le cadre du Sommet des Amériques, qui consistera, avec la prise de la ville de Cartagena, une rejet à la manière dont la Colombie et l'Amérique Latine sont inserées dans le monde international; un rejet évidemment au TLC et aux relations de dépendance et de subordination que, depuis les États-Unis, sont imposées à la Colombie et à l'Amérique Latine. COMMENT EST L'ACCÈS DES ÉTUDIANTS À L'ÉDUCACION UNIVERSITAIRE ? En termes de financement, le système de l’Etat finance uniquement un 30 % des frais des universités publiques. Il y a un manque de financement de 750 milliards (CHF 381.290.000.-), donc, la moitié des recours de fonctionnement des universités publiques sont obtenus à travers la vente de services aux multinationales, notamment du secteur privé, ce qui d'un coté, va évidemment, au détriment de la qualité académique, et de l'autre, limite l'autonomie académique universitaire. De chaque 10 étudiants sept n'ont pas le droit à l'éducation supérieur garantie en Colombie. QUEL EST LE POURCENTAGE DE DESERCCION DE LA CLASSE ESTUDIANTINE UNIVERSITAIRE EN COLOMBIE ? À peu près il est de 50 %. En étant la cause principale d'abandon des facteurs socio économiques. Il n'y a simplement pas d'argent dans les familles pour payer l'inscription et se maintenir l'etudiant dans le système éducatif. COMBIEN COÛTE UNE INSCRIPTION UNIVERSITAIRE EN COLOMBIE ? Par exemple pour le pré-grade peut coûter entre 4 et les 7 millions de pesos par semestre (env. CHF 3.000.-) QUELLE EST L'IDÉE DU PAYS QUE LE GOUVERNEMENT A ? Tandis qu'annuellement 18 millions de pesos sont investis pour financer un soldat et l'envoyer à la guerre, aujourd'hui seulment 3,5 millions sont investis dans la formation d'un étudiant. QUELLE EST LA DEMANDE À LA COMMUNAUTE INTERNATIONALE ? Il est important que la Communauté internationale soit au courant de ce qui se passe en Colombie, et qu'il-y-aie accompagnement, dans l'idée de servir de garant, pas tant dans les processus de négociation, mais dans le développement des mobilisations. Evidemment cet accompagnement est le bienvenu dans la construction du mouvement, les espaces étant ouverts. Souvent le gouvernement a essayé de diviser l'espace estudiantin en faissant appel à la négociation parallèle ou à huis clos. Ici il s'agit de construire en face à face, vis-à-vis des gens et de la société. Celui-ci est le pari du mouvement étudiant colombien. UN MESSAGE AUX ÉTUDIANTS EUROPÉENS ? Oui, aux étudiants et à la jeunesse européenne nous voulons leur dire que nous sommes tous partie d'un organisme vivant que, quelque part, ce qu'il se passe en Amérique Latine aura tôt ou tard des conséquences sur ce qui se passe en Europe et vice versa. Par conséquent, il est important de renforcer l'unité et les liens de fraternité entre les différents peuples avec ses divers mouvements et organisations. Nous savons ce qui se passe sur le plan de la réforme éducative avec le nommé Plan Bologne, qui présente à la base les mêmes problèmes, peut-être avec des effets pas si dévastateurs à l'origine, ici en Europe et ceci parce qu'il y a quelques conditions différents en termes d’état-providence mais, qu’en fin de compte, peuvent nous porter au même point : éducation réduite, avec une qualité à deux vitesses : une pour former une petite élite qui conduit le destin des nations du monde et une autre, médiocre, pour nous insérer d'une manière acritique dans le monde du travail et évidemment dans le système capitaliste. BORIS DUARTE VOCERO DE LA MANEInterview La MANE es fruto de la unidad del movimiento estudiantil colombiano. Gracias a la protesta y la propuesta se ha constituido como el referente más importante del mismo. MABEL ANDRADE ; REPRENTANTE DEL ESPACIO REGIONAL DE PAZ LOCALIZADO EN EL SUROCCIDENTE COLOMBIANO EN EL DEPARTAMENTO DEL CAUCA.MABEL ANDRADE ; REPRENTANTE DEL ESPACIO REGIONAL DE PAZ LOCALIZADO EN EL SUROCCIDENTE COLOMBIANO EN EL DEPARTAMENTO DEL CAUCA. QUE ES EL ESPACIO REGIONAL DE PAZ ? ESTAS ACCIONES COLECTIVAS DE QUE TIPO SON ? ES QUE LAS PARTES EN CONFLICTO ; EL GOBIERNO Y LA INSURGENCIA LOS RECONOCEN COMO INTERLOCUTORES A USTEDES ? LA INSURGENCIA RESPETA LAS FORMAS ORGANIZATIVAS Y DE AUTORIDAD ? CUAL ES LA SITUACION DE LA MUJER EN LA PARTE DEL CONFLICTO ? UN MENSAJE A LAS MUJERES DE LA DIASPORA COLOMBIANA ? MABEL ANDRADE - REPRENTANTE DE L'ESPACE RÉGIONAL DE PAIX LOCALISÉ DANS LE SUROCCIDENTE COLOMBIEN DANS LE DÉPARTEMENT DU CAUCAInterviewMABEL ANDRADE - REPRENTANTE DE L'ESPACE RÉGIONAL DE PAIX LOCALISÉ DANS LE SUROCCIDENTE COLOMBIEN DANS LE DÉPARTEMENT DU CAUCA QU'EST-CE QUE C'EST L'ESPACE RÉGIONAL DE PAIX ? CES ACTIONS COLLECTIVES, DE QUEL TYPE SONT-ELLES ? Elles sont autour de 3 lignes ou 3 bases : La première a à voir avec créer une atmosphère propice la paix, parce qu'une grande partie de la société dans le département du Cauca et dans le pays considère que la paix n'est pas possible : ils sont très pessimistes en ce qui concerne l'obtention de la paix tant à un niveau régional comme national. Une autre partie de la société considère que la paix est uniquement l’affaire de ceux qui s’affrontent avec les armes. Alors depuis l'Espace Régional nous considérons qu'il est nécessaire de créer l'atmosphère propice à la Paix c'est-à-dire, être sensible à la nécessité de tous et de toutes de créer et de travailler sur une proposition de paix pour le département du Cauca et pour le pays. Ce ne pas seulement le compromis de ceux qui ont opté pour les armes mais celui de la société en général, et aux autour de cette prémisse, l'Espace Régional propose depuis un certain temps, une série d'actions qu'ont à voir avec des rencontres avec des hommes politiques, avec l'église et avec les différents secteurs sociaux de la population qui puissent permettre la génération d’Espaces de Dialogue. La deuxième ligneest est la question des dialogues humanitaires. Parce que nous considérons que si bien la paix est nécessaire, le processus est de longue haleine. Aujourd'hui il y a l’urgence de protéger la vie et nous considérons que les dialogues humanitaires sont un outil, un mécanisme historique que nous nous approprions maintenant. Les dialogues humanitaires sont légitimes dans les communautés qui sont en présence d'acteurs armés. Alors nous proposons des actions de dialogue humanitaire dans le différentes zones où s’est intensifié le conflit et des dialogues avec tous les secteurs. EST-CE QUE LES PARTIES EN CONFLIT; LE GOUVERNEMENT ET L'INSURGENCE VOUS RECONNAISSENT-ILS COMME DES INTERLOCUTEURS ? L'INSURRECTION RESPECTE-T-ELLE LES FORMES ORGANISATIONNELLES ET D'UNE AUTORITÉ ? QUELLE EST LA SITUATION DE LA FEMME DANS LA PARTIE DU CONFLIT ? UN MESSAGE AUX FEMMES DE LA DIASPORA COLOMBIENNE ? En suite, les femmes devons générer des propositions collectives, nous rejoindre, agir, être protagonistes sociales et politiques; apporter à la construction et à la transformation d'un conflit comme celui que nous vivons. “Basta de diálogos de sordos... Avancemos hacia la paz”Llamado desde Europa a Colombia
• Lausana acoge del 23 al 35 de marzo un encuentro internacional • La diáspora colombiana asume rol activo para el fin de la guerra • *Queremos ser un sujeto colectivo par aportar a la paz* La guerra constituye una catástrofe cuyos enormes costos van a heredar las nuevas generaciones de colombianos. Además, “la paz es un derecho y un deber de obligatorio cumplimiento” según la constitución de ese nación sudamericana. Por lo tanto, la diáspora colombiana debe jugar un rol activo para favorecer el diálogo entre todos los actores y encontrar una solución político-negociada al conflicto. Con estas tesis centrales diversas organizaciones de emigrantes colombianos en Suiza y personalidades políticas europeas convocan al “Encuentro internacional por la paz y la solución política al conflicto colombiano” a realizarse en Lausana del 23 al 25 de marzo. Tres espacios de reflexión ocuparán la temática central del evento. El primero: Territorio, recursos naturales, soberanía y conflicto social. Los derechos humanos, derecho internacional humanitario y la solución política, será el segundo. En tanto el proceso de paz y el acompañamiento de la comunidad internacional, permitirá a los presentes definir pistas futuras sobre la contribución desde el exterior a la búsqueda de una opción negociada. En un esfuerzo amplio de convocatoria los organizadores enviaron la invitación al Gobierno colombiano, a las insurgencias, a numerosas organizaciones sociales del país sudamericano, a las autoridades suizas, así como a expertos internacionales. A una semana del inicio del Encuentro de Lausana, todo indica “que varios representantes sociales llegarán de Colombia motivados por la importancia de nuestra iniciativa. E incluso que habrá mensajes de las organizaciones insurgentes”, señala Diego Gómez, ciudadano suizo-colombiano integrante del grupo promotor de la iniciativa. Personalidades presentes Entre los invitados que manifestaron su interés de viajar a Lausana se encuentran la ex – senadora Piedad Córdoba; Juan Carlos Palou de la Fundación Ideas para la Paz; un representante del MOVICE (Movimiento de Víctimas de Crímenes de Estado) así como el ex – guerrillero e Investigador de la Universidad Autónoma de Barcelona, Yesid Arteta. También Alberto Castilla de la Minga; Boris Duarte de la Mesa Amplia Nacional Estudiantil (MANE); Eugenio Guerrero en representación de la Asociación Campesina del Catacumbo (Ascamcat); Mabel Andrade de la Red por la Vida y los Derechos Humanos y dirigentes de los sindicatos SINALTRAINAL y USO. Personalidades políticas suizas y europeas; expertos en derecho internacional humanitario; especialistas en temas específicos como minería y multinacionales también han confirmado su asistencia al evento. Acompañará la discusión Elisabeth Decrey Warner, presidenta del “Appel de Genève” (Llamamiento de Ginebra), así como Vincent Vallies, quien integra la Oficina Internacional de los Derechos Humanos Acción Colombia (OIDHACO), con sede en Bruselas. Motivación profunda “Nos preocupa enormemente la situación conflictiva histórica de Colombia y la dimensión de violencia que vive nuestro país”, subraya Diego Gómez. Nos estimula – sigue explicando-, el hecho que “todas las partes interesadas en el conflicto, sea el Gobierno, las FARC y el ELN, han expresado una y otra vez su interés por la paz. Sentimos que es un momento favorable para una salida política y negociada”, subraya. En este marco, adicionalmente, explica Gómez, “estamos convencidos que a diferencia de otros momentos históricos, en la actualidad, importantes sectores de la sociedad se movilizan activamente a favor del fin del conflicto. Sean estas organizaciones indígenas, campesinas, sindicales, de mujeres, de afro-descendientes, de derechos humanos, ambientalistas, de la cooperación, del mundo de las iglesias”, sostiene. Y en ese contexto, “nos hemos venido planteando desde hace varios meses, nuestro aporte en tanto que diáspora colombiana a todo este proceso de construcción de la paz. Con una convicción: queremos ser sujetos políticos colectivos para participar, junto a otros sectores sociales, en ese proceso”, analiza Gómez. Quien reconoce que la situación internacional no es para nada simple de cara a Colombia. “Muchos creen hoy que todo está normalizado, que todo se ha resuelto, Cuando en realidad, la cotidianeidad que se vive allá deja mucho que desear, el conflicto continúa, las causas que lo motivaron no se han resuelto, y la gran mayoría de colombianos ansían poder vivir en paz”, subraya. De ahí la importancia de este Encuentro de Lausana, sostiene. “Pensamos que del evento no saldrán soluciones mágicas. Pero estamos convencidos que debemos dar y tomar la palabra. Facilitar que los enemigos se hablen y se escuchen. Que se empiece a acabar este diálogo de sordos y avancemos hacia soluciones negociadas. No solo con la participación de los actores armados sino de representantes de todos los sectores sociales que tienen mucho que aportar al proceso”, concluye Gómez. Tres objetivos principales Según el documento de convocatoria, para los promotores del Encuentro de Lausana tres son los objetivos principales de esta iniciativa suiza que busca ampliarse en los próximos meses. Hacer visible internacionalmente la realidad colombiana y promover la solidaridad en torno a la búsqueda de una salida política al conflicto. Además, “establecer las bases para generar un proceso que permita crear escenarios” para dicha salida, contribuyendo en todos los esfuerzos que se hacen en esa dirección. Y en particular, “sentar las bases para que los y las migrantes colombianas en Europa participen como sujetos colectivos ende un proceso encaminado a buscar la paz con justicia social”. *Sergio Ferrari, colaboración de prensa de E-CHANGER, ONG suiza de cooperación solidaria, miembro de SUIPPCOL, Programa Suizo para la Promoción de la Paz en Colombia Entrevista con Geneva Call/Llamamiento de GinebraEntrevista con Geneva Call/Llamamiento de Ginebra Derecho Internacional Humanitario: ¿Opción posible en Colombia? Se discute y se diserta mucho acerca de la paz en Colombia. Sin embargo muy poco se habla de la humanización del conflicto, que pudiera ser uno de los caminos posibles para lograrla. No es un camino fácil porque necesita de un compromiso fuerte de todos los actores armados (estatales y no) del conflicto. El Derecho Internacional Humanitario (DIH) es propio el conjunto de normas a las cuales tienen que atenerse los actores del conflicto con el objetivo de proteger la población civil. Conversamos con Elisabeth Decrey Warner, presidenta de la ONG suiza el Llamamiento de Ginebra (Geneva Call/Appel de Genève) organización con larga experiencia en el Derecho Internacional Humanitario en varias áreas conflictivas del mundo entre las cuales propio Colombia. Elisabeth Decrey Warner intervendrá en la instalación sobre el tema en el “Encuentro Internacional por la paz y la solución política al conflicto colombiano” que se llevará a cabo a Lausana entre el 23 y el 25 de marzo de este año. El equipo Colombia del Llamamiento de Ginebra también participará activamente al evento. El Encuentro representa un espacio importante donde el tema del Derecho Internacional Humanitario será debatido ampliamente y desde diferentes perspectivas. Por Annalisa Melandri – www.annalisamelandri.it A.M. — ¿Qué es el Derecho Internacional Humanitario y cuándo nace como rama del Derecho Internacional? E.D.W. - La guerra siempre ha estado sujeta a ciertas leyes y costumbres en cualquier parte del mundo. De hecho, las civilizaciones y religiones de la antigüedad, poseían normas tendientes a regular la conducta en la guerra. El origen del derecho internacional humanitario (o DIH) deriva de estas normas. Sin embargo, es recién a mediados y a finales del siglo XIX que los Estados comenzaron, fundados en la voluntad de poner límites a la guerra moderna, a desarrollar un conjunto de normas escritas. Tanto el Convenio de Ginebra de 1864 como la Convención de la Haya de 1899 fueron los resultados de aquellos esfuerzos. En el siglo XX estas normas comenzaron a ser agrupadas de manera más sistemática, dando como resultado los Convenios de Ginebra de 1949, que recogieron y reescribieron los Convenios existentes y añadieron uno nuevo. Los cuatro Convenios de Ginebra adoptados en 1949 junto a los Protocolos Adicionales de 1977 tienen como objetivo principal la protección de las personas que no participan en las hostilidades: civiles, personal sanitario, miembros de organizaciones humanitarias, etc. y de aquellos que ya no pueden seguir participando en los combates, como los heridos, enfermos, náufragos y prisioneros de guerra. Sin embargo, las mencionadas normativas mantienen un cuidadoso equilibrio entre las preocupaciones de carácter humanitario y las exigencias militares de las partes. Con el transcurso de los años, ha aumentado el número de Estados que han contribuido al desarrollo del DIH. Asimismo, cabe señalar que las normas de DIH forman parte del derecho internacional consuetudinario, que, según el CICR, son normas que resultan de “una práctica general aceptada como derecho”. Por lo tanto, actualmente el DIH puede considerarse como un derecho verdaderamente universal, el cual es de obligatorio cumplimiento tanto para los gobiernos y sus ejércitos como para las fuerzas armadas no estatales o para cualquier otra parte que participe en el desarrollo de un conflicto armado. El DIH convencional y consuetudinario establece que se deben tomar las medidas necesarias tendientes a prevenir o poner fin a cualquier infracción de estas normas. Es por ello, que las partes del conflicto armado tienen el deber de intervenir para detener las llamadas ‘infracciones graves’, así como también tomar medidas contra los/as autores/as de esas infracciones. No obstante, hay que subrayar que el DIH solo procura evitar y limitar el sufrimiento humano en tiempos de conflicto armado, a través de los límites que se establecen al uso de métodos y medios de guerra, pero no determina el derecho a recurrir a la fuerza, tal como lo menciona la carta de Naciones Unidas. A.M. — ¿En cuáles situaciones es necesaria la aplicación del DIH? ¿Qué instrumentos tiene el Llamamiento de Ginebra – o generalmente el DIH – a disposición? E.D.W. - El DIH se aplica en los conflictos armados que involucran a por lo menos dos fuerzas organizadas bajo una cadena de mando clara. El DIH regula también los conflictos internos entre el Estado y fuerzas armadas no estatales. Además, se aplica también a conflictos que enfrentan a dos o más fuerzas armadas no estatales, como es el caso de Somalia, India, Colombia e Iraq. No puede haber situaciones de conflicto armado que queden sin regular, independientemente de si las partes reconocen el conflicto o no. El Llamamiento de Ginebra basa su acción en normas del derecho internacional humanitario consuetudinario en general y esencialmente entre los actores armados no estatales. En los conflictos armados de carácter no internacional – o conflictos armados internos – se aplican una serie de normas, en particular las disposiciones del Artículo 3 común, ( que también forma parte del derecho internacional humanitario consuetudinario, ) a los cuatro Convenios de Ginebra y el Protocolo Adicional II. Este último refiere exclusivamente a conflictos armados internos. Fundado en el año 2000, el Llamamiento de Ginebra se ha especializado en la promoción de algunas normas humanitarias específicas con el objetivo de llegar a compromisos unilaterales públicos y verificables de parte de los grupos armados no estatales. El documento resultante de los mencionados compromisos, se denomina Escritura de Compromiso, el cual es depositado ante el Gobierno de la Republica y Cantón de Ginebra. Los mencionados compromisos se encuentran relacionados a las normas relativas a las minas antipersonal, al involucramiento de los niños y las niñas en el conflicto armado y la prohibición de la violencia sexual en el conflicto armado. El Llamamiento de Ginebra observa que las violaciones contra estas normas ocurren con mucha frecuencia en conflictos armados en diferentes partes del mundo. A.M. — ¿Cuáles son las dificultades de dialogar y lograr acuerdos con grupos armados no estatales que están en las listas antiterroristas de EEUU y UE por ejemplo? E.D.W. — ¡El Llamamiento de Ginebra no tiene ninguna lista de organizaciones terroristas! Tenemos nuestra sede en Suiza, que tampoco la tiene. El Llamamiento de Ginebra considera que puede y tiene que intervenir en las situaciones donde hay violencia armada organizada y, sobre todo, para prevenir y reducir el impacto humanitario que esto puede ocasionar en la población civil. Todo ello se basa en el Artículo 3 común, que establece que un organismo humanitario imparcial puede ofrecer sus servicios en situaciones de conflicto armado interno. Si bien en teoría la existencia de estas listas no debería afectar la labor humanitaria, lo cierto es que no siempre podemos ignorar su existencia y sus efectos. Siendo una ONG financiada, entre otros, por Estados, quienes son dueños de estas listas, ello puede conllevar cierta limitación en algunos casos. Por ejemplo, las listas terroristas dificultan el acceso a las comunidades, a los grupos armados no estatales, a diálogos humanitarios o en ocasiones sirven incluso como argumento para el no respecto del DIH por parte de los Estados. Además, para el Llamamiento de Ginebra es esencial poder dialogar con los representantes militares y políticos de los actores armados no estatales para poder promover normas humanitarias. Cabe subrayar que somos independientes en nuestra acción. Afortunadamente, muchos países han entendido que la labor humanitaria es necesaria y han reconocido el valor agregado de nuestro trabajo. No obstante, tuvimos que gastar mucha energía para poder explicar nuestra acción humanitaria ante numerosos países y organizaciones internacionales, ya que nacimos justamente antes de la época del auge de estas listas. Por eso, nos posicionamos en muchos foros internacionales sobre el impacto humanitario indirecto que estas listas pueden tener sobre la población civil. Repetimos que las normas humanitarias son universales, especialmente el Artículo 3 común. También consideramos que hay otras normas humanitarias universales que forman parte del derecho internacional consuetudinario y que el diálogo humanitario y la asistencia humanitaria deben poder realizarse sin la consideración de ninguna lista. Pero por el momento las listas existen y tenemos que convivir con ellas hasta que un día desaparezcan. A.M. — ¿Actualmente dónde están trabajando? E.D.W. - En varias situaciones de conflicto armado: el Llamamiento de Ginebra está trabajando actualmente en o está en diálogo con grupos armados no estatales en Birmania, Colombia, Filipinas, Líbano, India, Irán, Iraq, Níger, Palestina, Sahara Occidental, Senegal, Somalia, Turquía y Yemen. En varios de estos países tenemos un diálogo humanitario con organizaciones armadas y reflexiones sobre temas como minas antipersonal, protección de niños y niñas y la prohibición de la violencia sexual en el conflicto armado. A.M. — ¿De estas situaciones en cuáles se están realizando pasos en adelante en la humanización de los conflictos y dónde la situación es más difícil? E.D.W. - 41 actores armados no estatales de diferentes contextos y tipos – étnicos, de izquierda, religiosos, etc. – han, hasta la fecha, firmado la Escritura de Compromiso sobre la prohibición de las minas antipersonal y la cooperación en la acción contra minas. Hemos avanzado mucho sobre este tema por ejemplo en Turquía con el PKK (Partido de los Trabajadores del Kurdistán), en Sahara Occidental, con el Frente POLISARIO, en Filipinas con el MILF (Frente Moro de Liberación Islámica), en Irán con PJAK (Partido para Una Vida Libre) y PDKI (Partido Democrático de Irán) y con varios grupos armados no estatales en Somalia y en Birmania. También colaboramos en la implementación de la Escritura de Compromiso, por ejemplo facilitando o ejecutando programas de acción contra minas en los territorios a través de capacitaciones para los grupos con los cuales estamos en dialogo. Con algunos de estos grupos hay diálogo avanzado sobre el tema de la protección de los niños y las niñas. Tenemos igualmente diálogos humanitarios con un enfoque gradual en algunos países con las insurgencias que no han firmado ningún acuerdo, como en Colombia con el ELN y en Filipinas con el Ejército Nacional del Pueblo del Partido Comunista de Filipinas. No se puede decir realmente que una situación sea más difícil que otra. Las necesidades de humanización del conflicto y de las comunidades cambian de situación a situación. Sin embargo, reconocemos por ejemplo los enormes desafíos del pueblo somalí y para los actores humanitarios allí. También hay situaciones muy complejas en el marco de los conflictos birmanos y colombianos, aunque esto no quiere decir que avanzar no sea posible. A.M. — ¿Cual es el programa del Llamamiento de Ginebra en Colombia? E.D.W. - En Colombia, por un lado, buscamos un diálogo continuo con las guerrillas, por el otro, estamos promoviendo la protección de la población civil, en particular los que viven con el peligro de los restos explosivos de guerra, los niños y niñas y mujeres, de las consecuencias de la confrontación armada, en general, y en algunas regiones en particular. Una de las líneas de trabajo es a través de capacitaciones en DIH y DDHH, proponer herramientas de protección a algunas comunidades que viven el conflicto día a día. En este mismo sentido, estamos capacitando a algunas comunidades en la educación en el riesgo, para evitar que sean víctimas de diferentes tipos de artefactos explosivos. Esto no se trata de desminado, sólo es un apoyo al autocuidado de las comunidades: una acción humanitaria que pueda reducir el impacto de la confrontación armada sobre ellas. Todo eso a través de las consultas previas y respetando los usos y costumbres de la comunidades mismas. El Llamamiento de Ginebra también está promoviendo acuerdos humanitarios entre las guerrillas y el gobierno y compromisos unilaterales. Estamos acompañando iniciativas locales que están trabajando sobre temas cercanos a los del Llamamiento de Ginebra o que entran en su mandato. Nos hemos concentrado en el pasado en el Sur de Bolívar y en Antioquia. Ahora llevamos cuatro años trabajando y apoyando a las comunidades en el Suroccidente. En el momento estamos explorando la posibilidad de extender nuestro trabajo al Nororiente del país. Otra línea de trabajo es una investigación sobre la violencia sexual y otras formas de violencia de género en medio del conflicto armado. Hemos trabajado mucho con diferentes actores para visibilizar las consecuencias de la confrontación armada y hemos abogado por el respecto de la población civil. Pero somos una organización que favorece el diálogo. Consideramos que la estigmatización no es una buena manera para logar cambios positivos.
A.M. — ¿Tienen posibilidades de dialogar con las guerrillas del país? E.D.W. - El dialogo con la guerrilla no ha sido fácil, dados los límites impuestos por la legislación colombiana. No fue siempre así. El Llamamiento de Ginebra tuvo la autorización de dialogar con una de las guerrillas durante varios años y sigue manteniendo algunos canales abiertos. Preocupado por la difícil situación que vive la población en medio del conflicto armado, el Llamamiento de Ginebra actúa dentro de la legislación nacional colombiana. Intentamos hacer llegar los mensajes donde tienen que llegar. También tratamos de lograr resultados con y en favor de las comunidades que viven en medio del conflicto armado y que tienen que convivir, de una manera u otra, con todos los actores armados en sus territorios. El Llamamiento de Ginebra sabe que estas comunidades tienen que tener algún tipo de interlocución y quiere que ellas tengan presentes las grandes líneas de los temas humanitarios en estas interlocuciones. Tenemos la esperanza que las guerrillas colombianas también muestren una mayor comprensión sobre cómo actuar para que la guerra no afecte a la población civil. A.M. — ¿Cuáles son las relaciones con las instituciones y el gobierno en Colombia? E.D.W. - Con el gobierno colombiano las relaciones se basan en nuestra política de transparencia y de neutralidad. Intercambiamos información con todos los actores que están interesados en nuestro trabajo y con los que nosotros tenemos un interés de articulación para lograr mayores resultados. Somos una ONG internacional humanitaria independiente. No tenemos proyectos con el gobierno colombiano, como normalmente no los tenemos con ningún gobierno afectado. Es muy importante mantener nuestra independencia en el trabajo que hacemos. A.M. ¿El Llamamiento de Ginebra considera los grupos paramilitares como actores armados en el conflicto colombiano? E.D.W. — Sobre los paramilitares y nuevos grupos armados emergentes de la desmovilización (el Llamamiento de Ginebra no tiene una definición global para todos) podemos decir lo siguiente: en general, el Llamamiento de Ginebra antes de iniciar un dialogo o una interlocución con los actores armados no estatales, estudia el grupo armado. Los criterios de interlocución del Llamamiento de Ginebra son: una cadena de mando clara, objetivo político, independencia en su actuación, la voluntad de respetar normas humanitarias y aceptar el dialogo humanitario. Estamos explorando internamente la situación y decidiremos en funciones de los resultados que saldrán. Todos los actores armados que presenten caracterizas similares pueden ser acercados para la promoción de las normas humanitarias relativas a los temas especiales del Llamamiento de Ginebra. A.M. -¿En qué manera se puede humanizar el conflicto en Colombia? ¿Cuáles son las propuestas del Llamamiento de Ginebra respecto a esto? E.D.W. — La humanización de la guerra se basa en las voluntades de las partes. Mejor dicho, la humanización tiene que estar en la mente de los actores armados y también en la de los actores de la sociedad. El conflicto armado necesita observadores y activistas: actores que puedan intervenir para proteger la humanidad. Nosotros creemos que los actores armados estales y no estatales pueden y tienen que contribuir más para minimizar los efectos negativos del conflicto armado, si no vuelven a ser prisioneros de la lógica destructora del conflicto mismo. Todos tenemos que estar presentes en el conflicto y seguirles recordando a los actores, sin cansancio, cuáles son sus obligaciones sobre el respeto de las normas humanitarias. Pensamos que hay que dialogar con los actores armados para que reconozcan la importancia de esta humanización, que respeten la labor de los humanitarios. Hay que acompañar a las víctimas del conflicto, pero simultáneamente trabajar para evitar que más personas sean víctimas. Sabemos que el conflicto puede degenerarse muy rápidamente. En un conflicto tan prolongado como el colombiano, muchos valores humanitarios ya están degradados. Estos valores necesitan ser recuperados. Las cifras de las violaciones cometidas por las partes del conflicto, quien ha cometido mas o quien ha cometido menos violaciones, no define sus responsabilidades. Las responsabilidades de las partes del conflicto no están en las cifras de las violaciones, en la cuantificación de las mismas, quién más o quién menos sino en las violaciones en sí mismas cometidas. Un conflicto armado sin humanidad, vuelve a exterminar a sus causas, por más nobles que sean. ¡La mejor solución a la guerra será un acuerdo de paz ya! Pero mientras tanto hay varios modos en los que cada actor puede – unilateralmente o en el marco de los acuerdos escritos o no, bilaterales o recíprocos – contribuir a humanizar el conflicto. Para esto trabajamos. A.M. — ¿Qué opinan de la decisión de las FARC de unilateralmente liberar a los seis policías y cuatro militares y de proscribir las retenciones con fines financieros? E.D.W. - Es un paso muy positivo hacia la humanización del conflicto armado colombiano. Pensamos que otros pasos son necesarios para mejorar la protección de la población civil, pero que es un buen inicio. La protección de los civiles no es un asunto solamente de los actores humanitarios nacionales e internacionales, también es un asunto de las partes involucradas en el conflicto armado. Para visibilizar la problemática de la afectación de la población civil y juntar las varias iniciativas y propuestas, estamos preparando un encuentro sobre la protección de la población civil en Colombia para el mes de julio. Invitamos a todos los interesados – incluidas las partes del conflicto – a contribuir en este sentido. Para concluir, la búsqueda del respecto de las normas universales humanitarias, no pretende limitar la victoria militar o permitir la destrucción del adversario, al contrario, procuran defender la humanidad en todas las condiciones por más difíciles que sean. Sabemos todos que la Paz y reconciliación serán más posibles cuando menos sean las víctimas civiles y cuanto más se respeten las normas humanitarias. El Llamamiento de Ginebra propone sus servicios para fortalecer las voluntades de respetar las normas humanitarias. A.M. ¿Cómo evalúan la actitud del gobierno frente a los reiterados llamados de la guerrilla a la solución política del conflicto? E.D.W. - El Llamamiento de Ginebra es una organización humanitaria y neutral, y su principio fundamental es que no se posiciona sobre las declaraciones políticas de paz o de guerra de los actores armados en conflicto y nunca toma parte. El Llamamiento de Ginebra cree que el respecto de las normas humanitarias relativas a los conflictos armados es fundamental, porque las violaciones graves ponen en peligro también todos los esfuerzos para la paz. En el mismo tiempo la paz o solución pacífica al conflicto es la mejor solución para también resolver problemas humanitarios. El Llamamiento de Ginebra esta siempre en favor de la paz negociada y cree que todas las oportunidades tienen que ser aprovechadas.inebra, 13 de Marzo del 2012 Communiqué de presse - Colombie : le temps de la paix est-il enfin venu ?Galvanisée par les derniers frémissements politiques dans le pays, la société colombienne se réveille. Convaincus qu’ils ont un rôle à jouer malgré la distance, les exilés colombiens vont prendre une part active à la construction de leur pays. Réfugiés, immigrés, des Colombiens de tous bords, venus d’Europe et d’ailleurs, organisent à Lausanne une Rencontre internationale pour la paix qui aura lieu à l’Ecole Entre-Bois (Chemin d'Entre-Bois 13bis) à Lausanne du 23 au 25 mars 2012. Le temps est venu de dépasser les clivages qui minent la société colombienne, aussi bien sur place qu’à l’extérieur. La rencontre internationale rassemblera donc des milieux très divers : l’ancienne Après des années de blocages successifs dans le processus de paix, l’abandon des enlèvements par les FARC, le non-lieu dans l’enquête à l’encontre de l’émissaire Suisse Jean-Pierre Gontard, ou a reconnaissance du conflit par la président Santos sont autant de signes positifs. La rencontre internationale entend profiter de cette dynamique positive et faire des propositions en vue de trouver ne solution politique au conflit colombien. Et pourquoi ne pas redonner corps à une implication de la communauté internationale dans un processus de négociation. L’événement se déroulera sur trois jours à Lausanne, du 23 au 25 mars 2012. Des ateliers réuniront les participants autour de thématiques comme l’importance du territoire, le conflit social, Informations et contact : |


